‹ Le monde primitif de la SuisseChapitre 112 sur 244 · FAUNE DE LA MEE MJMMULIT1QUE · texte numérisé non relu

FAUNE DE LA MEE MJMMULIT1QUE

Fig. 144. Fig. 145. Fig. 146. Fig. 147. Fig. 148.

Fig. 149. Fig. 150.

Fig 144. Nummulina regularis Rutitu. . coupe i«;rpen<liciilaire au grand aie. — Fig. 145. Coupe suivant le grand cercle; du Falmern. — Fig. 146. Nummulina mammilla; coupe — Fig. 116 b. Vue de dessus. — Fig. 147 Nummulina globulua Leym' — Fig. 14?. Hymenocyclus papyraceus Bank — Fig. 149. Coupes perpendiculaires au grand are. — Fig. 150. Chara Grepini Hr. de Delsberg.

formation de la croûte terrestre. Mais les Polythalamiens proprement dits les ont beaucoup aidés dans cette tâche, car ainsi que dans la craie, on en trouve dans le numniulitique une quantité considérable et d’une grande richesse de formes : on les a désignés sous les noms de Nodosaria, Dentalina, Operculina, Alveolina, Triloculina et Quinqueloculina. Les Orbitolina étaient plus nombreux encore; ils ont formé pendant l’époque crétacée des roches entières. L’ Hymenocyclus papyraceus Boub. sp. (Orbitolites discus Rütim., fig. 148 et 149) est, avec la Nummulina globulus, l’animal le plus commun de nos roches nummulitiques, et forme sur la pierre .les mêmes empreintes que ce dernier. Il possédait de nombreuses loges rangées autour d’une grande cellule centrale.

Les environs d’Yberg, dans le fond du Sihlthal (canton de Schwytz), sont une localité très-favorable pour l’étude des Oursins de cette époque, car jusqu'à présent on n’a trouvé nulle part en Suisse de gisement où ils se rencontrent en aussi grand nombre et aussi variés. Cette partie de la mer éocène devait offrir des conditions spécialement favorables au développement de ces animaux dont la faune du reste était à cette époque encore en pleine prospérité. Sur 32 espèces connues du nummulitique de

FORMATION ÉOCKNE EN SUISSE

la Suisse, 24 ont été Tecueillies dans les environs d’Yberg. Elles se partagent en 14 genres dont quelques-uns avaient persisté depuis la mer crétacée ; ce sont les Prenaster , Periaster . Hemiaster , Conoclypus, Echinanthus, Cassidulus, Nucleolites, Echinocyannis et Pseudodiadema. Mais les Manopneustes , Amblypygns, Echinolampas , Echinopsis et Linthia apparaissent pour la première fois ; pour la plupart ils ne dépassent pas l'époque tertiaire. La majeure partie des espèces est spéciale à notre pays ; cependant on en a rencontré cinq dans le calcaire grossier de Paris, et trois en Crimée. Les plus grands types appartiennent aux genres Conoclypus et Linthia. Chez le premier la partie inférieure du test est aplatie ou même concave, tandis que la partie supérieure est ovale ou conique ; le Conoclypus anachoreta Ag. appartient aux espèces les plus communes d’Yberg; il a un diamètre de 2 pouces. Le Conoclypus conoideus Ag. est encore plus grand et atteint même un diamètre de V, pied. Cette espèce était aussi très-répandue, et on l’a rencontrée en Egypte et en Crimée.

Dans le genre Linthia les champs ambulacraires sont entourés d’un rebord saillant, et tout le test est garni de petites verrues logées dans de faibles dépressions. La Linthia insignis Mer. a un diamètre d’environ trois pouces et appartient aux formes les plus caractéristiques de notre mer nummulitique.

Les Crustacés fournissent de grands Crabes. Le Cancer punctatus Desm. est un liel animal dont on a trouvé de superbes exemplaires au Niederhom près du lac de Thoune. Le thorax, large de S centimètres environ, est denté sur le bord antérieur, le front porte aussi quatre dents. La partie supérieure de la carapace est couverte de fossettes fines et serrées. Les pinces, qui sont longues, se terminent par deux doigts très-forts et peu courbés. La queue, repliée, est étroite chez le mâle mais très-large chez la femelle. On a recueilli dans le nummulitique de Briillisau (canton d’Appenzell) quelques espèces de Crabes: Xanthopsis Kressenbergcnsis Mvr. ? et Colpocaris bullala Myr. ; à Yberg le Ranina Aldrovandi est très-commun.

BOHNERZ.

Les animaux supérieure sont en fort petit nombre dans notre terrain éocène ; on a recueilli au Fahnern des dents et des vertèbres de Squales : Careharias tenuis Ag. et Lamnn plana Ag.

La plupart de ees animaux de notre nummulitique ont été rencontrés ailleurs, et presque partout dans la formation éocène de France et de la Haute-Italie, en sorte qu’on ne peut se méprendre sur leur âge géologique.

Les dépôts du flysch et du nummulitique dessinent ainsi les contours de la mer éocène le long de nos Alpes, et nous montrent par leur épaisseur. qui par places atteint plusieurs milliers de pieds, que la durée de cette période a dû être très-considérable. On ne peut savoir jusqu’où la mer éocène s’est étendue vers le nord, car les gisements de grès que l’on rencontre entre le Jura et les Alpes recouvrent complètement les dépôts plus anciens des plaines de la Suisse. A cette époque, en revanche, toute la chaîne du Jura était à sec, car non-seulement on ne retrouve nulle part de dépôts de la mer éocène depuis le Randen et le Lâgern jusqu’à nos frontières sud-ouest, mais dans plusieurs localités nous avons des témoignages irrécusables de la présence d’un continent ; ce sont le bohnerz et les restes d’ossements d’animaux terrestres, dont nous allons dire quelques mots.

Le Bohnerz consiste en grains ronds ou en forme de fève, d’oxvde de fer hydraté. Ces grains présentent quelquefois de nombreuses couches concentriques et rappellent sous ce rapport une formation (semblable à l’oolithe). qui se produit dans plusieurs sources bouillonnantes par le mouvement continuel de grains de sable sur lesquels se forment des dépôts concentriques. Les grains de bohnerz, de la grosseur d’un pois jusqu’à celle d’un œuf de poule se trouvent par places accumulés en grand nombre, et sont agglomérés parfois en gâteaux de quelques pieds de long et pesant plusieurs quintaux. Ils sont entourés d’une argile bigarrée et de sable siliceux blanc. L’argile se présente souvent avec de jolies couleurs, jaune et rouge, quelquefois bleu et vert, qu’elle doit à l’influence du fer. Dans ces agglomérations on trouve çà et là des fragments 4e calcaire jurassique du voisinage.

FORMATION ÉOCÉNE EN SUISSE

Ce bohnerz, ainsi que les argiles et les masses de sable qui l’entourent, remplissent les crevasses et les cavités du jura blanc et sont répandus çà et là sur le sol des vallées. Le bohnerz forme la couche inférieure ; il est suivi de l’argile bigarrée qui donne la masse principale du dépôt. L’épaisseur de ces nids de minerai est de 3 à 6 p.; quelquefois, mais rarement de 18 à 20 p. * Les parois calcaires des crevasses qui renferment le bohnerz présentent des modifications importantes. Dans plusieurs localités, elles sont tellement sflicifites qu’elles donnent des étincelles sous le briquet ; ailleurs, elles sont enduites de sulfure de fer, jusque-là qu’elles prennent l’aspect de scories de couleur rouge ou rouge-brun. Souvent aussi le calcaire est devenu dolomitique et a pris une couleur plus claire. Dans beaucoup d’endroits ces crevasses s’étendent jusqu'à des profondeurs inconnues et marquent probablement les places où les sources jaillissantes se sont fait jour. Cette formation du bohnerz est répandue dans tout le Jura, mais les gisements principaux se trouvent dans le Jura bernois; dans la vallée de Delsberg, ils acquièrent un grand développement. Déjà dans la vallée de Laufen, les minerais de fer sont plus rares et les dépôts d’argile et de sable quartzeux plus considérables. Les nids de fer des cantons de Soleure, Bâle, Argovie, Schaffhouse et Zurich (à Otelfingen et Flurlingen) sont plus ou moins riches, et ont été exploités de temps à autre. Partout le bohnerz recouvre le jura blanc, ou est enfermé dans ses crevasses ; il est souvent recouvert par la mollasse, ainsi qu’on peut le voir à Flurlingen sur la rive gauche du Rhin, dans la vallée de Metzendorf, à Delsberg et ailleurs encore. Cette formation prend donc place entre le jura blanc et la mollasse. On supposait autrefois qu’elle appartenait à la craie inférieure**, et on croyait que

* A Delsberg, les mineurs distinguent 4 couches, a savoir (allant de haut en bas): 1° le terrain jaune, qui consiste en une marne gris-jaune qui a de 4 à 52 mètres d'épaisseur: 2° les Môcken (morceaux ou pelotes) provenant aussi d’une marne jaune, mais qu'on ne peut débiter qu’en gros blocs compactes ; 3° le Bolus, argile dure, rouge ou jaune : 4° le minerai avec sable quartzeux et fragments de pierres jurassiques.

*• Voy. Gresslv, Observations géologiques sur le Jura soleurois. Denkschrift.cn der Schweizer. Naturf. Gesellschaft, V, 1841, 3, 282. — Quiquerei, Reoueil d'observa-

BOHNEKZ.

pendant que la mer néocomienne recouvrait la partie sud-ouest du Jura, les continents de l’est avaient été envahis par des sources chaudes qui avaient déposé le bohnerz. 11 est bien possible que le bohnerz ait commencé à se déposer pendant la période crétacée, car en quelques endroits (ainsi, d’après Gressly, à Couvet dans le Val Travers) on a trouvé de petits rognons de bohnerz dans les roches crétacées ; mais il est hors de doute que les gisements importants de bohnerz de la Suisse, par exemple ceux de Delsberg, ont été déposés pendant l’époque éocène, comme l’ont prouvé les restes de plantes et d’animaux qu’on y a découverts. De plus, on a trouvé des grains de bohnerz dans l’intérieur d’ossements intacts ; il a donc fallu que ces ossements tombassent dans l’eau ferrugineuse qui a donné naissance à ce minerai. Ces ossements appartenaient, comme nous allons le voir, à des animaux éocènes ; ils nous donnent par conséquent l’âge exact des dépôts.

Le bohnerz a été déposé, fort probablement, par des eaux bouillonnantes; de semblables phénomènes se voient de nos jours encore lorsque les sources sont fortement chargées de fer et de silice ; il ne serait donc pas nécessaire de recourir à l’intervention d’éruptions volcaniques de boue et de fer pour expliquer notre formation éocène. Cependant, si l’action continue des eaux minérales sur les parois des crevasses a pu produire les modifications que nous avons signalées, il a fallu que les sources renfermassent une quantité considérable de silice, et que par conséquent l’eau fût à une très-haute température. L’exploitation du bohnerz forme une des ressources importantes des populations jurassiennes, et ce sont les seuls minerais de Suisse qui depuis les temps reculés aient donné quelques bénéfices.

Il est à craindre cependant que dans un avenir rapproché ces mines

tions sur le terrain sidérolitique dans le Jura bernois. Denksç)uiften, XII, 1852. — Studer. Géologie der Schweiz, □, p. 271. — La formation tertiaire de notre bohnerz a été signalée en premier lieu par le D' Grepin, Notes géologiques sur les terrains modernes quaternaires et tertiaires du Jura bernois et en particulier du Val de Délémont. Mémoires, XIV, 1855, p. J9, 56.

FORMATION ÉOCÈNE EN SUISSE

ne soient épuisées. Il y a une dizaine d’années, 200 ouvriers environ étaient employés à l’exploitation du Jura bernois; le minerai, qui fournit en moyenne 40 à 44 u „ de fer, était traité dans 5 hauts fourneaux. On a pu extraire ainsi jusqu’à 20,000 quintaux de fer par an, d’une valeur de 380 à 400 mille francs. Mais déjà actuellement, par suite de la diminution du minerai et de la concurrence des fers anglais et belges, plusieurs points de l’exploitation sont abandonnés. Les nombreuses industries jurassiennes dans lesquelles le fer est travaillé, et qui sont trèsimportantes à Vallorlies, dans le Yal-de-Joux, tiraient leurs matières brutes principalement de ces mines pour produire surtout des fers doux et des instruments agricoles.

L’argile bigarrée est employée à la fabrication d’excellente poterie brune allant au feu; on l'expédie dans toutes les parties de la Suisse sous le nom de poterie de Porreutruy; l’argile blanche et sablonneuse est employée dans les verreries pour la fabrication des creusets. — Si le bohnerz est le produit des sources bouillantes, il en ressort évidemment qu’il y a eu là une terre ferme qui pendant l’éocène occupait tout le Jura. De nombreuses sources entassaient leurs matières minérales sous forme de bohnerz, de sable quartzeux et d’argile dans les crevasses et les cavernes; mais une bonne partie de ces matériaux fut aussi entraînée par les ruisseaux. Dans plusieurs endroits, on a trouvé dans les nids de bohnerz de nombreux ossements et des dents de Vertébrés, ainsi à Mauremont près de La Sarraz, à Saint-Loup près de Delsberg, à Egerkingen et Obergosgen. Ces os sont le plus souvent brisés et entassés pêle-mêle, ce qui donne à penser qu’ils ont été entraînés par l'eau dans les fentes des rochers; mais leur assez bon état de conservation prouve qu’ils ne venaient pas de loin.

On a rencontré jusqu’à présent dans ces localités G1 espèces d’animaux* à savoir : 12 Reptiles et 49 Mammifères. Les premiers sont fort

* La plupart des espèces de Mauremont ont été découvertes par MM. Dr Ch. Gaudin et L)r Ph. De la Harpe, et se trouvent au Musée de Lausanne. MM. le prof. Morlot

KEPTILES éocénes.

incomplets et par conséquent fort difficiles à déterminer; cependant on a reconnu deux Serpents, quelques Lézards de la grosseur des Lézards actuels, un Iguane, un Crocodile et plusieurs espèces de Tortues. Le Crocodile : Cr. Hastingsiæ Uw. ressemble à l’espèce égyptienne, cependant il a le museau plus obtus et offre ainsi une transition avec le Caïman. — L'un des Serpents, à en juger par les vertèbres retrouvées, devait avoir une longueur de 10 à 11 pieds, et appartient à la famille des Eurystoma et au groupe des Pythons qui habitent maintenant les forêts des Indes orientales. La seconde espèce est plus petite, mais paraît être trèsvoisine de la précédente. Les Tortues diffèrent complètement de celles de Plattenberg dont nous avons parlé (p. 289). Ces dernières étaient des Tortues de mer, tandis que celles de l’éocène jurassien appartiennent auxChersites et aux Emys (Tortues terrestres et d’eau douce). — Deux espèces sont proches parentes du genre Emys actuellement vivant, une du genre Testudo, tandis que la plus grande et la plus remarquable est une forme nouvelle, spéciale à la localité et qui parait se rapprocher du genre tropical Pyxis (famille des Chersites). Sa carapace a 1 pied de long sur S pouces de large environ; elle était probablement fermée par un plastron qui ne laissait que deux ouvertures, devant et derrière; elles pouvaient se clore au moyen d’une sorte de plaque mobile. Cette espèce a été nommée Dithyrosternon valdense Pict.

Les Mammifères sont d’un plus grand intérêt encore, car ces animaux, les plus élevés dans l’Ordre des Vértébrés, faisaient alors leur première apparition dans notre pays, et l'on est étonné d'en rencontrer un si grand

et Dr Campiche en ont recueilli quelques-unes. Elles ont été étudiées par Pictet. Voy. Mémoire sur les animaux vertébrés trouvés dans- le terrain sidérolitique du canton de Yaud, par Pictet, Ch. Gaudin et Ph. De la Harpe. Les fossiles d'Egerkingen ont été découverts par le pasteur Cartier, ceux de Gosgen par Car. Mosch et étudiés par le prof. Rütimeyer. Voy. Mammifères éocènes du Jura suisse, Denkschriften der Schweiz. Naturforsch. Gesellschaft, XIX, I8H2. Les débris d'ossements trouvés dans les environs de Dclsberg par le Dr Grepin sont encore en grande partie à déterminer, ainsi qu’un riche butin recueilli près de La Sarraz par MM. les Dr Ch. Gaudin et De la Harpe depuis leur dernière publication. Il faut donc s'attendre à une forte augmentation dans le nombre des espèces.

320 • formation éocèxe ex suisse.

nombre d’espèces. Nous avons vu précédemment (p. 181), il est vrai, que cette classe d'animaux avait été observée en Allemagne et en Angleterre dans des formations plus anciennes, et l'on ne peut mettre en doute que pendant l'époque crétacée ils n'aient persisté, quoiqu’ils ne nous soient pas parvenus ; mais le fait est que ce n’est que depuis l'époque tertiaire que les Vertébrés ont- commencé à jouer un rôle important, car dès lors nous les rencontrons en grand nombre dans toutes les parties du monde. Ou ne connaît que peu d'espèces des époques précédentes ; ce sont pour la plupart de petits animaux de l'ordre des Marsupiaux, et qui sont fort rares maintenant.

Nos Mammifères éocènes appartiennent à cinq ordres. Les Pachydermes y sont compris pour 24 espèces, les Ruminants pour 12, les Rongeurs pour 4, les Carnassiers pour 8 et les Quadrumanes pour 1 . — Par la répartition môme de ces espèces, la faune éocène s’écarte complètement de notre faune suisse actuelle, à laquelle il manque les Quadrumanes, et qui ne possède qu’un Pachyderme, le Sanglier.— Les espèces sont entièrement différentes des espèces actuelles, et môme sur les 25 genres auxquels elles appartiennent quatre seulement ont persisté jusqu'à nous (Sciures, Viverra, Spermophilus et Vespertilio). 11 est vrai que la conservation très-incomplète des restes de quelques espèces ne permet pas une détermination suffisante.

Parmi les Pachydermes, les genres Palæotherinm et Lophiodon sont les plus importants et les plus riches en espèces. Le Palæotherium avait le port du Tapir; l’os du nez prolongé connue un bec nous indique que ce genre avait une trompe courte et mobile ; les incisives et les canines allongées, pointues et dépassant les autres sont semblables à celles du Tapir; mais les molaires ont presque la môme apparence que celles du Palæotherium. Leur pied a 3 doigts, un médian et deux latéraux. Le Palæotherium magnum Cuv. (figure 151) avait la grandeur du cheval.

Il était fort répandu, et on en a trouvé les restes en Angleterre, en France, en Souabe (à Frohnstetten) et en Suisse (à Grossgosgeu). Le P. medium Cuv., aussi fréquent que le précédent, avait à peu près la taille

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