PARALLÈLE ENTRE LA FLORE ACTUELLE ET LA MOLLASSIQUE
Woodwardia Rœssneriana (W. radicans L. sp.), Aspidium Escheri (A. thelypteris Sw.), Isoetes Braunii (I. lacustris L.), Taxodium dubium, fig. 156 (T. distichum Rich.), Glyptostrobus europæus, fig. 155 (Gl. heterophyllus), Séquoia Langsdorfii, fig. 159 (S. sempervirens Lamb.), Sparganium valdensc (S. ramosum Ait.), Liquidambar europæum, fig. 165 (L. styracifluum), Populus mutabilis, fig. 166 (P. euphratica), P. balsamoides (P. balsamifera L.), P. latior (P. monilifera Ait.), Salix varians (S. fragilis L.), Ulmus Braunii, fig. 168 (U. ciliata Ehrh.), Planera Ungeri, fig. 167 (PI. Richardi Mich.), Platanus aceroides (PI. occidentalis L.), Laurus princeps, fig. 172 (L. canariensis Sm.), Cinnamomum polymorphuin, fig. 171 (C. Camphora L.), C. Scheuchzeri, fig. 170 (C. pedunculatum Thb.), Hakea salicina Hr., fig. 184 (H. saligna R. Br.), Diospvros brachysepala, fig. 178 (D. Lotus L.), Acerates veterana, fig. 181 (A. longifolia Mich.), Fraxinus prædicta, fig. 179 (Fr. oxyphylla M. Br.), Liriodendron Procaccinii, fig. 186 (L. tulipifera L.). Acer trilobatum, fig. 190 (A. rubrum L.), A. eriocarpoides (A. eriocarpum Ehrh.), A. decipiens (A. monspessulanum L.), Paliurus Thurmanni, fig. 194 (P. aculeatus Lam.), Zizyphus Ungeri, fig. 195 (Z. sinensis Lam.), Berchemia multinervis (B. volubilis), Robinia Regeh(R. hispidaL.), Gleditschia Wesscli (G. triacantha L.).
Ces espèces ont avec celles de notre flore un degré de parenté si rapproché, qu’il est probable qu’elles ont avec elles un rapport génétique complet. A côté d’elles, il y en a d’autres fort nombreuses qui, quoique s’éloignant plus que les précédentes de leurs congénères, leur ressemblent encore beaucoup; je les nomme analogues. D’autres enfin s’écartent complètement des formes vivantes, et représentent des types de plantes spéciaux et éteints, quoiqu’ils puissent cependant être rapportés à des genres vivant encore. Je me borne à citer les grandes Prêles, Equisetum procerum, les Palmiers à feuilles pennées, l’Érable à grands fruits (fig. 192), les Nelurabo (Nelumbium Buchi). Plusieurs espèces d’Aunes, de Bouleaux, de Charmes, plusieurs Chênes, Figuiers, Cæsalpinia, Dalbergia et Acacia s’écartent tellement des types vivants qu’ils en forment
LA FLORE DE LA MOLLASSE
de spéciaux à l’époque tertiaire. Ces types sont apparus pour la première fois durant cette période, et ne se retrouvent plus après elle.