I" PARTIE. ANIMAUX TERRESTRES ET D’EAU DOUCE
Une flore aussi riche que celle de l’époque miocène nous autorise à croire qu’elle devait posséder aussi une faune très-variée.
Notre attente ne sera pas .déçue, car il est hors de doute que la faune de cette période fut beaucoup plus riche que celle de nos jours. Un des éléments de cette richesse est fourni par la mer qui recouvrit notre pays à de certains moments et par places, et offrit ainsi des conditions favo-
râbles d’existence à une foule d'animaux qui lui sont actuellement complètement étrangers. Nous distinguerons donc les animaux marins de ceux de la terre ferme, et nous commencerons par jeter un coup d’œil sur ces derniers.
La plupart des localités qui nous ont livré des plantes, nous ont procuré en même temps des restes d’animaux. Notre faune avait donc la môme aire que notre flore. Nous sommes loin, il est vrai, de pouvoir présenter le tableau complet de toutes les classes du règne animal de cette époque dans notre pays, car il nous manque des divisions entières, ainsi, les Annelés et les Infusoires : malgré cela, les Vertébrés et les Insectes, qui donnent sa principale physionomie à la faune d’un pays, ont fourni tellement d’espèces qu’il nous est facile de nous représenter le caractère des êtres animés de cette époque, et de compléter ainsi le tableau que nous avons ébauché avec la flore miocène.
La première partie de ce chapitre sera donc destinée à nous faire connaître, du moins dans ses formes principales, la faune mollassique de notre pays.