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HYMÉNOPTÈRES

toutes les années, vers la fin de l’été, de semblables essaims de Fourmis ; ils sont particulièrement nombreux dans nos localités pendant les années sèches et chaudes, et il n’est pas rare non plus de voir leurs légions tomber dans le lac, dont elles couvrent une vaste étendue. Ceci nous explique pourquoi, soit à Oeningen, soit à ltadoboj, on ne trouve presque exclusivement que des Fourmis ailées, et que les neutres privés d’ailes sont excessivement rares; 21 espèces d’Oeningen appartiennent aux Formica, 10 aux Ponerites, 9 aux Myrmica, 4 aux Imhoffia; ce dernier genre est éteint.

Les Formica sont en partie de grands Insectes, beaucoup plus gros que notre F. herculeana L., qui vit dans les vieux troncs de I’ins et de Sapins, et qui n'a d’analogie qu’avec une espèce très-répandue, F. lignitum Germ. (fig. 292). Ordinairement on rencontre la femelle (tig. 292 a), mais nous avons trouvé aussi à Oeningen des mâles (tig. 292 b) et des neutres (fig. 292 c) qui appartiennent fort probablement à cette espèce. — La plupart des autres Fourmis sont de petits animaux s’écartant pour la forme des espèces européennes. — C’est surtout le cas pour les Ponerites qui sont beaucoup plus grosses que nos quelques petites espèces européennes de Ponera, mais ne peuvent pas non plus se comparer aux formes tropicales ; elles forment probablement un genre à part et éteint. — Trois espèces, P. fuliginosus, affinis et elongatulus Hr., se rencontrent soit à Oeningen, soit à Radoboj ; elles ont dû, par conséquent, avoir une aire fort étendue. — La fig. 288 représente la paire d’une jolie espèce, le P. venerarius Hr., qui nous est parvenu en fort bon état.

Le genre Myrmica renferme en partie de petites espèces qui généralement diffèrent des nôtres, en partie aussi des formes remarquables se rapprochant de celles du midi de la France et du nord de l’Afrique; elles se font remarquer par leur tête grande et rugueuse.

Les Imhoffia diffèrent des autres Fourmis par leur grand thorax et par la forme de leurs antennes, mais elles ont une certaine analogie dans le port, avec les Myrmica et les Attes ; elles forment un genre tout spécial et éteint (fig. 291) qui vivait à Oeningen et à Radoboj.

LA FAUNE MOLLASSIQUE.

Ces nombreuses espèces de Fourmis avaient sans doute leurs demeures soit dans la terre, soit dans le bois pourri ou sec des troncs d’arbres. Ces Fourmis, ainsi que les Termites et beaucoup d’autres Insectes rongeant le bois, témoignent d’une végétation luxuriante et d’une grande richesse d’arbres; cette époque produisit une masse considérable de matières organiques que ces petits animaux dévoraient et faisaient de nouveau rentrer dans la circulation.

Les Abeilles forment un premier groupe des Hyménoptères ; les Guêpes, les Sphégides, les Scolides et les Fourmis un second dit des Prædonia, et les Entomophages un troisième. Ces derniers piquent les larves et les chenilles. — Nous en avons 12 espèces à Oeningen, parmi lesquelles un Anomalon, qui poursuivait sans doute les chenilles de Lépidoptères nocturnes, un Cryptus et plusieurs Ichneumon spéciaux (fig. 294) qui probablement aussi s’attaquaient aux chenilles de Papillons.

La famille des Chalcidies est largement représentée dans la faune actuelle par de fort petites bétes dont la jeunesse se pasSb en partie dans les œufs des Papillons ; elle nous est parvenue sous la forme du I’teromalinites œningensis Hr.

Le groupe des Phytophages auquel appartiennent les Phyllophages est remarquablement pauvre, car il ne nous a légué tout au plus que les restes mutilés de 3 espèces.

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