‹ Le monde primitif de la SuisseChapitre 225 sur 244 · STRATIFICATION DES ALPES · texte numérisé non relu

STRATIFICATION DES ALPES

fermées et à nu, d’autres rompues, enfin les vallons et les combes qui les entourent.

Çà et là la chaîne de montagne est interrompue par des cluses dont la formation intérieure a été mise à jour; c’est ce qu’on voit par exemple

entre Moutiers et Soyhière. Ces cluses nous montrent que le keuper forme le noyau de la montagne, et qu’au-dessus de lui viennent le lias , le jura brun et le blanc. Dans le vaste vallon de Delsberg, les couches de jura blanc sont recouvertes de bohncrz éocène et de mollasse qui s’étend aussi sur le sol de la vallée de Moutiers.

2. Un second exemple très-instructif est fourni par la coupe du lac de Wallenstadt, à Appenzell (Studer, Geol. der Schweitz, II, p. 19.3). Déjà aux Kurfirsten, les couches jurassiques et les crétacées sont dérangées ; mais, dans les Alpes d’ Appenzell, elles sont tellement tourmentées que ce n’est qu’après plusieurs années de recherches infatigables qu’A. Escher de la Linth est arrivé à dénouer ce nœud gordien.

Le profil (fig. 367) nous offre six voussures pressées les unes contre les autres ; elles sont par place telleihent redressées que leurs parois semblent parallèles jusqu’au sommet. Elles sont fendues pour la plupart jusqu’à la craie inférieure (néocomien); le sommet le plus élevé (Sentis, 2504 m.) est formé par la craie supérieure (sewerkalk). Les formations les plus jeunes faisant partie de ce système de montagnes sont le calcaire nummulitique et le flysch.

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