I.A MKK ill RASSI^rK
Escher de la Linth et S tut/; on les avait désirées sous le nom de : < Wedel > (queue). Le professeur Renevier en a découvert dans le jura brun inférieur du canton de Vaud (près d’Arvpyes, district d’Ollon, dans
Fig î»l\ Zoophycos scoparius Th. sp. Fig. 93. Zoophycos ferrum equinum
II r. d’Ancyefs (canton «le Vaud).
les rocs des Fares) et le docteur Ch. Gaudin dans les environs de Roche. Il a été observé en France dans les mêmes roches du jura brun ; on le rencontre depuis Mâcon jusqu'au sud de la Provence. On le trouve aussi à Auriol dans le Gard, ainsi que dans l’Aveyron, où il surabonde en de nombreuses localités. Ainsi donc, pendant l'époque jurassique inférieure, cette plante remarquable s’étendait sur la surface de la mer depuis Itanden jusqu’au sud de la France, et formait alors la masse dominante des Fucus. Elle jouait à cette époque le même rôle que les Laminaria actuelles des mers du Nord. Nous possédons quatre espèces de ces Zoophycos, dont la plus commune est le Z. scoparius Thioll. sp. Elle ressemble beaucoup au Zoophycos brianteus Villa sp. ; il y en a près d'Arveyes (tig. 92) des dépôts énormes gisant les uns sur les autres dans la pierre. Les lobes du thallus ont en moyenne 4 pouces de longueur et sont parcourus par des stries longitudinales bifurquées par places, arquées et réunies à la pointe et à la base.
PLANTES MAKINES.
Chez une seconde esjrèce, Z. ferrum equinum'Hr., les lol>es sont étroits et recourbés à peu près en fer à cheval. La fig. 93 représente en demigr. nat. un morceau de cette plante (provenant d'Arveves) avec quatre lobes du même verticille. La troisième espèce, Z. procerus Hr.. également d’Arveves, se distingue par des lobes d’une grandeur extraordinaire (plus d’un pied de long) et par de nombreuses stries obliques ; elles garnissent les intervalles des stries principales, simples et fortement accentuées.
Une très-jolie plante est le Chondrites æmulus Hr. (PI. IX, tig. 17 de l’oxfordien de Menveraud) que j'ai reçue aussi du canton de Vaud et de Soleure (jura moyen blanc d’Oberbuchsiten) ; elle rappelle un Chondrites (p. 85) du lias, mais elle est plus grêle, n’a pas de branches opposées et ses rameaux forment des angles plus ouverts.
Une espèce plus délicate encore est le Chondrites setaceus Hr. trouvé dans le jura brun supérieur de Grenairon, qui a fourni également le C. inæqualis Hr. ; ce dernier a de longs rameaux plus étendus; les gros sont comme de petits troncs; il a aussi été rencontré au passage entre Rothenbrunn et Hüttlerthal dans le Vorarlberg.
Les Cylindritcs ont une tige épaisse, presque cylindrique ; ils sont communs dans le jura blanc et composent à eux seuls des bancs entiers. Nous avons le Cylindrites lumbricalis Kurr. sp. (aussi du lias inférieur), le Cylindrites Langii Hr. (PI. IX, tig. TJ) dont les tiges épaisses de 1 et 7, à 2 lignes poussent des branches à angle très-aigu; il a été découvert dans le jura blanc du canton de Soleure (virgulien de Sonuniswyl), où il remplit de grands plateaux ; il n’est pas rare non plus dans les carrières de Rhyfluh et de Lauffohr (couches d’Effingen). Le Cylindrites Cartieri Hr., très-abondant près d’Oberbuchsiten, a une tige plus grosse encore, et ses branches de 4 lignes d'épaisseur poussent presqu’â angle droit. Les figures 9 à 14, PI. IX, sont encore énigmatiques ; pour leur donner un nom, nous les avons appelées Gyrochorte. Ces cordons ont jusqu’à ‘/, pied de long et 1 */* ligne de large; leurs bords sont parallèles et crénelés.
LA MEK JURASSIQUE
Les cordons du Gyrochorte verniicularis Hr. (PI. IX, tig. 9, 10, gr.), espèce trfe-conunune, ont à leur centre un sillon médian longitudinal, accompagné de deux rangées de petites verrues arrondies. Ces verrues sont un i>eu inclinées en avant, mordant les unes sur les autres et tournées en spirale sur les côtés (PI. IX, fig. 10 b). Chez une seconde espèce, G. comosa Hr. (fig. 12), le sillon médian n’est pas bien marqué et les verrues ou écailles sont fortement repliées en avant ; chez une troisième, G. ramosa Hr. (fig. 11), les rubans sont ramifiés. Quenstadt considère ces rubans comme des traces d’Ëtoiles de mer; mais ces animaux si légers et munis de cinq rayons n’auraient pas laissé des empreintes aussi profondes et aussi bien formées ; on pourrait les attribuer plutôt à des chapelets d’œufs de Mollusques. Ces empreintes se rencontrent fréquemment depuis la Souabe dans tout le jura suisse, dans la couche supérieure à l’ Ammonites opalinus (jura brun), ainsi à Schambelen, à Betznau, au Frickberg, près de Frick, et dans le canton de Bâle, près de Delsberg. On trouve de larges plaquettes couvertes de ces rubans qui les sillonnent dans tous les sens. On est surpris île les rencontrer aussi dans la mollasse de Gurten et de la Saane, près de Fribourg (PI. IX, fig. 13, 14). Si l’on admet cependant que ces empreintes sont dues à du frai de Mollusques, il est naturel • qu’on les y ait retrouvées, car le jura possède beaucoup de genres de la mer tertiaire ; mais il est sans doute impossible d’en déterminer les espèces par les œufs.
Nous avons déjà vu plus haut qu’il y avait eu des lies dans la mer jurassique, à savoir dans le canton de Bàle, dans les environs d’Olten et du Mont Risoux dans le Val de Joux, et plus loin près de Dorche (dans les environs de Chanay, département de l’Aisne). On m’a communiqué quatre espèces de plantes qui les ont habitées : un Conifère : Araucarites Meriani Ilr., deux Cycadées, Zamites Feneonis Br. et Z. formosus Hr. (fig. 94), et une Fougère : Cycadopteris Brauniana Zigno (fig. 96). Le Conifère (PI. IX, fig. 16) vient des couches d’Effingen et de Bubendorf, canton de Bâle; il avait des rameaux couverts de feuilles comme l’Araucaria du Chili; ces feuilles longues, raides, sont arrondies à leur