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FLORE DES ILES JURASSIQUES

extrémité et pourvues de nervures longitudinales, indiquées par des lignes de points (PI. IX, tig. 15, morceau de feuille grossi). Les Zamites avaient des feuilles pinnécs et des pinnes parcourues par plusieurs nervures longitudinales d’égale force, comme chez les Ptérophylles, qui ont joué un si grand rôle dans la flore du keuper. Mais ici les pinnes sont placées sur le côté supérieur de la fronde et la recouvrent presque complètement par leur base. Dans la fig. 94, représentant des feuilles

Fig. 91. — Fig. 96.

Fig. 95.

Fig. 94. Zamites formosus Hr. du Mont-Risoux. — Fig. 95. Zamites Renevieri

Ht. de Vnargnez. — Fig. 96. Cycadopteris Brauniana Zign. de Dorche prèe , Chanay.

LA MEK JURASSIQUE

<lu Mont-Risoux* (du Zamites formosus Hr.), la fronde est restée engagée dans la roche et invisible, mais la position des pinnes nous indique qu’elles la recouvraient presque à leur base. C’est à leur milieu que ces pinnes ont la plus grande largeur ; elles sont rétrécies aux deux extrémités et arrondies à la base. Chez le Zamites feneonis Br., les pinnes sont plus parallèles entre elles, et ne sont pas rétrécies à la base. Les feuilles sont beaucoup plus grandes et ont une largeur de 4 pouces et plus; j’en ai vu de jolies feuilles provenant de Danikon, de Dorehe, de Lyon, d'Ulm et d’ailleurs. Cette plante était donc répandue sur toutes les lies mailréporiques. Les Cycadopteris forment un genre de Fougères spécial au jura. Leurs frondes étaient pennatifides et coriaces, avec des lobes portant une large nervure médiane et bordés d’une marge plate. La partie moyenne de la feuille était probablement couverte de fruits qui, n'allant pas jusqu’au bord, produisaient par cela même cette marge.

La fig. 90 a reproduit un morceau de tige provenant de la même localité, et probablement de la même plante. Elle porte de grandes et nombreuses cicatrices, et les trous qu’on y remarque indiquent les points d’attache des faisceaux tibro-vasculaires du pétiole.

Le I)r Greppin a découvert un remarquable fruit (Euterpites Ivernoisi Thurm. sp.) dans l’oxfordien de Châtillon. 11 est ovale, long de 18 millimètres, et parcouru par 18 côtes longitudinales, ce qui le rapproche, pour la forme et la grosseur des fruits, du genre Euterpe qui habite l’Amérique tropicale. Près de Vuargnez sur la route du Sépey (Vaud), dans une localité où il y avait autrefois une végétation terrestre, le professeur Renevier a découvert la feuille d’une grande espèce de Cycadée ; cette feuille a 2 pieds de long ; sur une forte tige prennent naissance de nombreuses pinnes de ‘/a pouce de largeur à la base ; elles sont tellement serrées qu’elles se recouvrent presque les unes les autres et qu’elles cachent entièrement la fronde. C’est à la base qu’elles sont le

• M. Müsch a trouve dans les couches de lieissberg d'Aarburg, à côté du pont sur l'Aar, un débris de feuille qui semble avoir appartenu à cette espèce.

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