‹ LE MONDE ROMAINChapitre 85 sur 91 · CXX · texte numérisé non relu

CXX

(2) M. GELZER, Das Rômerlum als Kuliurmacht (XVII, CXXVI (1922), p. 189-206).

encore, naît une école de calligraphes et d’ornemanistes, dont le mérite s’affirme dans une voie assez secondaire de l’art. Ils sont cependant pour elle une gloire plus certaine que son enfantine littérature épique, produit exclusif de la race.

Enfin, pensera-t-on, puisque la barbarie nordique a pu submerger la culture séculaire de Reme, n’eût-elle pas aussi bien anéanti des civilisations originales, moins vigoureuses, car elles n’étaient qu’à leurs débuts P

On voit tout ce que le problème recèle d’inconnues.

L'empire romain est un exemple inoubliable de volonté, d'énergie, d’adresseet de persévérance, maïs aussi d’ambition sans bornes, qui lésinait sur les moyens et renonça de bonne heure à s’appuyer sur la plénitude du devoir civique. Il a connu successivement trois phases, de durée comparable :

La curée des royaumes et le pillage des peuples ;

L'aménagement rationnel et l’exploitation économique avec le concours des sujets ;

La lente liquidation, retardée dans le désordre et à coups d’expédients.

On accorde trop souvent à la seconde l’oubli de celles qui l’encadrent ; au moins celle-là donne l’impression, incomplète et cependant frappante, d’une œuvre utile à l'humanité.

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