‹ Le monde slave: études politiques et littérairesChapitre 27 sur 39 · Pr. Tarbé, Trésors des églises de Reims, i843, p · texte numérisé non relu

Pr. Tarbé, Trésors des églises de Reims, i843, p

2. Dom Marlot n'aurait-il* pas écrit indiennes pour illyriennes? L'alphabet glagolitique offre d'ailleurs à première vue une certaine ressemblance avec certaines écritures orientales.

— et une ancienne tablette laissée par le cardinal de Lorraine. C'est le diptyque dont il est question plus haut.

Les reliques insignes dont le manuscrit était revêtu, la tradition qui le rattachait à la personne vénérée de saint Jérôme, devaient prêter à notre manuscrit un caractère particulièrement auguste. D'après une tradition recueillie par Piganiol de la Force, tradition parfaitement vraisemblable : le cardinal « portait sur son estomac dans les processions, comme une relique, un livre qui est en vieux caractères slavons, très bien conservé ». [Description du gouvernement de la Champagne. Nouvelle description de la France, troisième partie, chap. n. Reims *.)

Aucun texte rémois ou étranger n'atteste que le manuscrit ait servi lors du sacre des rois Louis XIII et Louis XIV. Contrairement au récit de M. Louis Paris (p. H de sa préface), rien ne prouve que le manuscrit ait été exhibé à Pierre le Grand lors du passage de ce souverain à Reims le 22 juin 1717.

1. Le texte de Pif^aniol de la Force a été à peu près liUéraicment reproduit par l'abbé Kxpilly {Diclionnaire rjéûfiraphiffuej historique et politique des Gaules et de la Francf, Amsterdam 1770, t. VI, p. 143).

Un manuscrit (in-folio) de la bibliothèque de Tarchevêché de Reims s'exprime ainsi * :

Le czar... à son retour de la Cour de France en ses Etats passa par Reims... Comme il ne passa que fort vite en chaise de poste, on ne put observer exactement ce qui avait été prescrit. Il alla tout droit à Saint-Remy pour y voire la sainte Ampoule, puis à Saint-Nicaise d'où on croyait qu'il alloit continuer sa routte, mais il revint dans le carrosse de Monseigneur l'archevêque en son palais et entra ensuitte dans l'église (métropolitaine) où il ne resta que très peu de temps. Messieurs les sénéchaux et plusieurs de messieurs les chanoines l'y accompagnèrent; il rentra ensuitte au Palais où après avoir pris quelques rafraîchissements il partit pour aller à Aix-la-Chapelle....

Cette note, comme on le voit, ne fait aucune allusion à notre manuscrit; en revanche, sur le folio 1 recto de TÉvangéliaire, le Chapitre de Ueims a consigné la mention suivante :

î.e vice-chancelier du czar qui avoit passé à Reims le 22" juin 1717, y passant le 27, lit lecture de la première partie de ce livre avec deux seigneurs qui étoient avec luy, très facilement : ils dirent que c'étoit leur langue naturelle et ne purent lire la seconde partie.

Cette mention est complétée par un récit plus détaillé qui figure sur un feuillet détaché con-

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