I.OIBISTA
Uh! mon Dieu! je ne te lai point enlevé : mou père me l'a donné pour époux, qu'avais-je à faire, sinon crol)éir?
MEIRIMA.
Ton père te l'a donné. Et que t"ai-je dit ce matin, ne t'avais-je pas dit qu'il en aimait une autre? que par ton mariage tu briserais le cœur d'une rivale? Pourquoi t'es-tu mariée malgré mes avertissements? Pourquoi m'as-tu volée? Pourquoi as-fu brisé à jamais la joie et la paix de mon âme ?
Loubitsa épom aiiléc veut sfuluir. une lutte s'engage (•ntro les deux femmes. Loubitsa blessée par le poignard de Meirima tombe sur le lit nuptial. Meirima s'enfuit protégée par son déguisement.
Jivan attiré par le bruit accourt; il est trop lartl. Lou- ])itsa expire entre ses bras en lui pardonnant. 11 ramasse j)ar terre le poignard ensanglanté : il cherche à pénétrer le secret de ce drame lugubre. Les svats entrent dans la chambre avec le père de Jivan. Voyant le poignard aux mains de son fils et se rappelant la répugnance qu'il avait pour le mariage, il l'accuse du crime, il le maudit. On entraine en prison Jivan, qui essaie en vain de se justifler; le père annonce qu'il demandera lui-même la condamnation de son iils.
Au troisième acte, nous retrouvons Jivan dans sa prison. Il est condamné: l'aurore va paraître, il n'a 2)lus que quelques instants à vivre. Il gémit sur sa destinée. — Mourir ainsi! on va venir, on va lui lier les mains, on l'entraînera devant la prison: et le sabre du bourreau va trancher cette tète à qui tant d'années étaient encore promises. Ah! si du moins il pouvait succomber sur le champ de bataille en combattant pour la délivrance de sa patrie.... — Un bruit se fait entendre à la