CHÉRIFA
Mais, qu'en fera-t-ir?Où remmènera-t-il ?
MEIRIMA.
Qu'il la vende, qu'il la noie dans le ruisseau, qu'il la tue d'une balle de son fusil! Qu'il en fasse ce qu'il voudra: seulement, qu'elle n'épouse pas Jivan. compi'ends-tu? Quelle ne l'épouse pas. V^!
Au début du second acte, le poëte nous transporte dans les montagnes de la Bosnie : une troupe de heydouks s'y est retirée. On appelle ainsi les Serbes chrétiens qui préféraient à la condition de raiahs une vie héroïque et aventureuse dans les montagnes. Ils viennent de prendre leur repas : les uns sont couchés sur le gazon, les autres ont allumé leur chibouk ; un guzlar^ prend sa guzla et chante; sa chanson mérite d'être traduite, elle peint fidèlement la vie du clephte bosniaque.
Oh ! qu'elle est belle, la vie du lieydouk ! Vivre au sommet des montagnes,