Vieillard qui joue de la guzla
I '(^ ll: mondk slave.
Près du ciel et du brillant soleil :
Là où, assises sur des nuages d'or, Flottent dans Tair les Yilas ' vaporeuses, Répandant le bonheur sur les héros !
Là, rhomme n'a point de maître ; Il ne craint personne, hormis Dieu.
Il est libre, heureux et fier Comme Taigle gris sous les nuages.
Oh! qu'elle est belle, la vie du heydouk !
Lorsque le ciel se couvre d'un voile noir,
Voir là-haut, au-dessus de sa tête,
Jouer les éclairs enflammés ;
Entendre autour de soi
Résonner le tonnerre furieux :
Sentir la inontagne sous ses pieds
Treml)ler jusqu'en ses fondements.
Et, debout sur elle, au milieu de ces épouvantes,
Chanter sur la guzla une pesma héroïque :
Oh ! qu'elle est belle, la vie du heydouk !
Du haut de la montagne, fondre comme l'ouragan
Sur les demeures des spahis turcs;
Couper les têtes des spahis ;
S'emparer de tous leurs biens,
Et, avec les biens, des jeunes musulmanes,
Brûler leurs demeures
Sans qu'il reste trace des maudits,
Et revenir en chantant dans la montagne :
Oh ! qu'elle est belle, la vie du heydouk !
En entendant ce chant faronche, on serait tenté d'accuser la barbarie des heydouks; mais ils nous don-