‹ Le monde slave, voyages et littéatureChapitre 17 sur 47 · Vieillard qui joue de la guzla · texte numérisé non relu

Vieillard qui joue de la guzla

I '(^ ll: mondk slave.

Près du ciel et du brillant soleil :

Là où, assises sur des nuages d'or, Flottent dans Tair les Yilas ' vaporeuses, Répandant le bonheur sur les héros !

Là, rhomme n'a point de maître ; Il ne craint personne, hormis Dieu.

Il est libre, heureux et fier Comme Taigle gris sous les nuages.

Oh! qu'elle est belle, la vie du heydouk !

Lorsque le ciel se couvre d'un voile noir,

Voir là-haut, au-dessus de sa tête,

Jouer les éclairs enflammés ;

Entendre autour de soi

Résonner le tonnerre furieux :

Sentir la inontagne sous ses pieds

Treml)ler jusqu'en ses fondements.

Et, debout sur elle, au milieu de ces épouvantes,

Chanter sur la guzla une pesma héroïque :

Oh ! qu'elle est belle, la vie du heydouk !

Du haut de la montagne, fondre comme l'ouragan

Sur les demeures des spahis turcs;

Couper les têtes des spahis ;

S'emparer de tous leurs biens,

Et, avec les biens, des jeunes musulmanes,

Brûler leurs demeures

Sans qu'il reste trace des maudits,

Et revenir en chantant dans la montagne :

Oh ! qu'elle est belle, la vie du heydouk !

En entendant ce chant faronche, on serait tenté d'accuser la barbarie des heydouks; mais ils nous don-

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