DE PARIS A PRAGUE
Il est des noms qui pèsenL lourdement sur l'histoire et qui entraînent les générations à travers une longue série d'erreurs et de préjugés. Tel est entre tous le nom de VAllemcKjiic. Il a longtemps exercé, il exerce encore sur les esprits un preslige d'autant plus grand que l'on connaît moins les limites du monde germanique, et que le vague même où elles se perdent ajoute à leur immensité. Entre la France et la Russie nous ne voyons guère que deux j ays non allemands, la Pologne et la Hongrie. Nous croyons que l'Allemagne s'étend sans interruption de llamliourg à Tries le, du pont de Kehl ' à la irontièrc russe et hongroise. Nous oul)lions les peuples secondaires qui servent comme de transition entre les Allemands et le momie slave, et semblent destinés, ])ar leur situation, à contenir le ilol toujours montant de l'invasion germanique : tels sont, au midi, les Slovènes qui occupent les rives de