‹ Le monde slave, voyages et littéatureChapitre 26 sur 47 · I. H .\IU.\UE SI.AVK · texte numérisé non relu

I. H .\IU.\UE SI.AVK

dans certains établissements, on rend à leurs familles les élèves récalcitrants. Dn reste, pour constater le caractère batailleur de certains étudiants allemands (je dis de certains, car tous, grâce à Dieu, ne sont pas infectés de ce travers) il suffit d'avoir rencontré dans les rues quelque bande de grands imbéciles, coiffés de casquettes multicolores, et de rubans bariolés, indiquant le corps auxquels ils appartiennent, Franhonia^ Rlienania, WcstpJialia, etc. Ces messieurs ont toujours l'air de chercher un nez à couper, ou une dent à casser. Ils portent leurs balafres avec orgueil; ce sont les glorieuses marques de leur vaillance en des affaires d'honneur qui auraient pu aisément se régler à coup de poings. Il est sur terre peu d'êtres aussi haïssaljles, au premier abord, que ces biirsch. Ils tiennent à leur casquette comme le paon à ses plumes, et ne daignent pas s'en séparer quand ils entrent dans'un lieu public où il y a des Philislins. C'est le nom qu'ils donnent aux ])ourgeois. Eu les caractérisant de la sorte, je ne prétends nullement comprendre l'ensemble des étudiants allemands dans le blâme que j'inflige à quebjues-uns. Les vrais étudiants, ceux qui représentent la partie noble et sérieuse de la jeunesse allemande, n'ont rien de commun avec ces poseurs. Leur journal, la Revue académique {Akadcmische Zcitschrift) signale les travers que je révèle ici et réclame énergiquement en faveur du bourgeois et du bon sens.

Ce qu'il y a de meilleur chez le bursch, c'est son chien. C'est un compagnon inséparable (ju'il emmène partout, sauf, bien entendu, à l'Université. Le dogue

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