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NOUVEAUX PROGRÈS ; LA PARTHÉNOGENÈSE

l’oogone. On voit alors ce fait étrange, c’est que l’un au moins des anthérozoïdes se fixe sur l’oogone, au voisinage du point qui devra se perforer plus tard. Là Y anthérozoïde germe comme une spore,

Fig. 72 à 75. — Formation de l'œuf dans une espèce d’ CEdogonium. — A : and, anthérozoïde primaire sortant de la cellule qui l’a formé ; O, oogone ; o, oosphère ; un anthérozoïde primaire a germé sur la paroi de l’oogone et a donné naissance au filament fin qui se termine par deux petites unlhéridies secondaires Ci, Ci' ■ — B : l’anihéridie secondaire ca. s’est ouverte et l’anthérozoïde secondaire a vient se conjuguer avec l’oosphère o renfermée dans l'oogone U pour former 1 œuf. — C : un anthérozoïde primaire. — D : un anthérozoïde secondaire (grossi A et B, 250 fois ; C et D, 300 fois) [d’après Pringsheim].

mais il ne saurait germer ailleurs que sur l’oogone qui lui sert de support.

Néanmoins, il est particulièrement remarquable de constater qu’une cellule reproductrice mâle peut, en certains cas, germer comme une cellule reproductrice simple. Cela fait comprendre qu’au fond

l’étude des cryptogames

l’anthérozoïde est de la même nature que la zoospore.

Que va-t-il sortir de cette singulière germination de l’anthérozoïde sur l’oogone? Peu de chose : un court filament (fm, en A, fig. 72), qui, en se développant, permettra à cette production (qui est, en définitive, une production mâle), d’attendre la maturation de l’oogone et de l’oosphère. En effet, les cellules terminales (ca, ex', en A, fig. 72) du filament, issu de l’anthérozoïde normal, condensent eur contenu protoplasmique et donnent naissance à des anthérozoïdes de second ordre. Au moment où ces anthérozoïdes de deuxième génération sont mis en liberté par le filament mâle, l’oogone est déjà mûre, le trou circulaire, qui en perfore la paroi au voisinage, est formé. Alors, l’un de ces anthérozoïdes secondaires se dirige par cette entrée, grâce aux mouvements de ses cils vibratiles, et enfin se conjugue avec l’oosphère pour former l’œuf (a, en B, fig. 72).

Ainsi se trouve réparé, par cette germination de l’anthérozoïde de première génération, l'inconvénient du retard que présente l’évolution de l’oogone par rapport à celle des anthéridies.

C’est là un des nombreux exemples des moyens compliqués qu’emploie souvent la Nature pour arriver à ses fins. C’est là aussi une très curieuse liaison qui s’établit entre la spore et une des cellules formatrices de l’œuf.

On pourrait dire qu’on assiste à une parthénogenèse de l’anthérozoïde, puisque celui-ci, au lieu de se conjuguer avec l’oosphère, se développe directement, sur la paroi de l’oogone, en un filament d’algue; on pourrait désigner ce phénomène

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