‹ Le monde végétalChapitre 32 sur 88 · NOUVEAUX PROGRÈS ; LA PARTHÉNOGENÈSE · texte numérisé non relu

NOUVEAUX PROGRÈS ; LA PARTHÉNOGENÈSE

par l’expression paradoxale de « parthénogenèse mâle ».

D’autres faits ont mis en évidence, vers la même époque, l’existence de la parthénogenèse chez l’autre élément formateur de l’œuf, de la a parthénogenèse femelle ».

En certains cas. l’oosphère, sans s’être combinée avec un anthérozoïde, peut condenser son protoplasma , s’entourer d’une nouvelle membrane et produire en apparence une cellule semblable à un œuf véritable. C’est ce qu’avait signalé Pringsheim pour certaines algues, et les cas de parthénogenèse, on le sait maintenant, sont plus fréquents qu’on ne le supposait. On les a observés chez des Champignons, des Mousses, des Cryptogames vasculaires, et môme chez les Phanérogames où des recherches récentes en ont montré de nombreux exemples.

Dans le cas où l’œuf est formé par la conjugaison de deux cellules semblables, sans qu’on puisse dire que l’une est femelle et l’autre mâle, on observe aussi parfois de curieux cas de parthénogenèse. C’est ce qu’ont montré les naturalistes qui, à la suite d’Ehrenberg, ont repris l’étude des Mucorinées et ceux qui, après Vaucher, ont étudié de près les diverses espèces de Spirogyres.

Chez les Mucorinées, nous avons dit que deux filaments égaux viennent à la rencontre l’un de l’autre, et conjuguent leurs extrémités pour former l’œuf (w, fig. 76). Dans celles du genre Sporodinia , par exemple, on voit fréquemment que ces deux prolongements situés face à face n’arrivent pas à s’atteindre l’un l’autre, soit parce que la distance qui les sépare est trop grande, soit parce que la nourriture qu’ils reçoivent est insuffisante pour

Page 1