LES QUINQUINAS
« Les coupeurs ne cherchent pas le quinquina pour leur propre compte ; le plus souvent ils sont enrôlés au service de quelque commerçant ou d’une petite compagnie, et un homme de confiance est envoyé aver eux à la forêt avec le titre de majordome.
« Le premier soin de celui qui entreprend une spéculation de cette nature dans une région encore inexplorée, est de la faire reconnaître pas des cascarilleros exercés; le devoir de ceux-ci est de pénétrer dans les forêts dans diverses directions et de reconnaître jusqu’à quel point il est profitable de les exploiter. Cette connaissance première est la partie la plus délicate de l'opération, et elle exige dans les hommes qui y sont employés une loyauté et une patience à loute épreuve; c’est sur leur rapport que se calculent les chances de
met en devoir d'ouvrir un sentier jusqu’au point qui doit servir de centre d'opérations ; dès ce moment, toute la partie de la forêt que commande le nouveau chemin devient provisoirement la propriété de son auteur, et aucun autre cascarillero ne peut y travailler.
« À peine le majordome est-il arrivé avec ses coupeurs dans le voisinage du point à exploiter, qu’il choisit un site favorable pour y établir son camp, autant que possible dans la proximité d’une source ou d’une rivière. Il y fait construire un hangar ou une maison légère pour abriter les provisions et les produits de la coupe ; et s’il prévoit qu’il doive rester longtemps dans le même lieu, il n’hésite pas à faire des semis de maïs et de quelques légumes. L'expérience, en effet, a démontré qu'une des plus grandes chances de succès de cegenre de travaux est l’abondance des vivres. Les cascarilleros pendant ce temps