‹ Le mondecamelotte comedievaudeville en trois actesChapitre 32 sur 52 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

MADAME SAINT-BERNARD, FRANÇOIS , puis JOLIBOIS. ***

u mr saint-bernard, o François qui essuie les meubles. Allons Français, dépêchons!

L’heure du dîner approche et le salon devrait être fait.

François. C’est fini, madame.

u"* saint Bernard. Bien l alors, vous allez courir chercher des bouteilles de champagne à quarante-cinq sous,* vous gratterez les ètiqueties, et ça passera pour du Moût A cinq francs.

François. Oui, madame. {Fausse sortie).

m"* saint-blrnard. Ahl encore un mot...

Au moment du dessert, vous casserez uno assiette dans l’office, j’en ai puparé une fêlée, fj vous viendrez dire,, d’un air contrit, que c'est la crème au chocolat qui est tombée par terre... ce sera autant d’économisé.

François. Ah ! oui je comprends!... comme la dernière fois pour les petits pois. Oui, madame. (71 sort.)

saint-bernard. Si l’on n'employait pas quelques petites ruses, on ne joiodrati pas les deux bouts.

joLiBOis, entrant. Bonjour, ma chère Go-!

rindel ****

saint-bernard. Tiens, c’est vous, Jolibois, déjà?

joLiBots. Vous voyez un hoitimo ébahi, stupéfait, furieux l

* Roaelbe, Cornaline, Adhèmar, Séraphin, î *" Roaalba, Séraphin. Cornaline, Adbémar,

*** M mB Saiet-Bernard, Françoi*.

| *'*• Joliboïi, M"* Saint-Bernard.

U"* SAINT- BERNARD- Que ™tlS «t-il Brrité?

joLtBots. JVn apprends do belles!... Ahl le maladroit ! l'imbécile I

U®'' SAINT BERNARD Qui ÇÙ?

jolibois. Eh! pardieu, Adhèmar. Croiriezvous que Cornaline l'a entortillé, au point d'en ètrearrivé, en quinze jours, à se faire épous-r parce bônet do marquis f Ce n'est pas un* plaisanterie... les bans sont publiés.

M"* SAINT-BERNARD. Je le savais. jolibois, appuyant sur chaque mot . Vous le saviez?

M m * saint-bfrnaro. Parfaitement.

jolibois. Et vous avez lais»; fairu co maria# i M" B SAINT-BERNARD. Mi»JUX quO CoU, JC l'ai fait.

jolibois. A merveille!

u"* saint-bernard. Ecoutez donc. Adhémar m'avait promis pour épingles une petii maison de quinze mille francs h Pas»)', *> je déridais Cornaline qui faisait des manières... pour la forme... vous comprenez bien» mon cher ami, que le dénomment no pouvait pas s« faire attendre

jolibois. Eh bien! vous avez fait un beau chef-d'œuvre !... vous me ruinez!

n®' saint- brrnard. Comment, je vous raine 1 louBoiv. Savez-vous à quel chiffre so montent les sommes que j’ai prêtées à cet étourneau de province, depuis qu’il est à Paris?

M"* S UNI-BERNARD. Non.

jolibois. A cinquante mille francs..* que je perds, si ce mariage so fait... L’oncle d’Adlo mar veut le déshériter, s’il no retourne eu IW Ligue. J’ai lu plusieurs do ses lettres... tout»; la fortune du marquis doit venir de <ei onde, e t après une pareille alliance, labrouih avec sa famille est inévitable.

n" e saint-bernard. Bah ! vous exagérez le danger... Tout s'arrangera.

jolibois. Oh ! mais ce mariage-lh n’est pas encorc fait, et il ne se fera pas.

n*" saint-bernard. J'espère bien quo si...

Je tiens à ma petite maison do Passy.

jolibois. Mais moi, je tien» h mon argent.

r“ b saint-bernard. Me donnez-vous la maison?

jolibois. Merci! non.

Il"* SAINT- bernard. Alors lo mariage se fera. jolibois. Mais vous mo faites perdre cin qun'ite mille francs!

m“* saint-Rernabd. Oh ! je suis sfiro que vous n’en avez pas déboursé vingt-cinq.

jolibois. Madame Saint-Bernard, je vous croyais mon amie, mus jo vois que vous n'êtas qu'une femme intéressée... coin me les autres...

«"’• PAINT-BERNARD. Et vous, un usurier, un

! égDÏsiel

jolibois. Il suffit!... je vais dresser mrs i batteries en conséquence... jo tous préviem i quo les hostilités vont commencer

11"* SAINT-BERNARD. Soit!

jolibois. Au revoir!

*"• saint-bernard. Sans adieu!

jolibois. Vous aurez bientôt de mes nouvel les.

»*' saint-bernard. Oh ! vous ne m'effraye; pas t ( Jolibois sort.)

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