‹ Le MonocyteChapitre 11 sur 62 · JOUSSET · texte numérisé non relu

JOUSSET

(Manuel des maladies de l'appareil circulatoire et du sang. Debove et Achard, Paris, 1905.)

GRANDS MONONUCLÉAIRES

Les grands mononucléaires ou macrophages sont de volumineuses cellules de toutes formes ayant un diamètre d'environ 12 &; ceci n’est toutefois qu’une mesure conventionnelle ou de définition, correspondant à la phase où le macrophage est absolument différencié, mais les dimensions peuvent être beaucoup plus considérables (gigantophages). Par contre, en dessous de cette taille, on ne peut absolument pas affirmer la nature macrophagienne de l'élément et il faut le ranger dans le groupe d’attente des moyens mononucléaires. Il possède un noyau volumineux, tantôt arrondi, tantôt ovalaire plus ou moins allongé, ou excavé ou lobé, mais jamais découpé qui se teinte en bleu pâle, d'autant plus pâle que le noyau est plus grand, et d’une manière diffuse. Comme pour les lymphocytes cette diffusion chromatique est due à la fixation. Le protoplasma ici est abondant, transparent et d’aspect homogène (grands lymphocytes hyalins des auteurs anglais) ou vacuolaire dans certains états voisins de la leucolyse (la vacuole est caractéristique de ce groupe). La disproportion entre le corps et le noyau cellulaire est d’autant plus grande que la cellule est plus volumineuse. L’origine conjonctive de ces cellules, leur inaptitude à se transformer en d’autres formes leucocytaires, leurs fonctions éminemment phagocytaires qui leur a valu le nom de macrophages en font une espèce bien tranchée dans la classification. Il importe d’autant plus de dire qu’on les a

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souvent confondues avec d’autres leucocytes mononucléaires. Aussi bien l’extraordinaire variabilité de forme et de dimensions de ces cellules est-elle la principale origine de ces confusions.

PAPPENHEIM (Traité du sang de Gilbert et Weinberg. Paris 1913)

LEUCOCYTES A L’ÉTAT NORMAL

Le premier type est représenté par de grandes cellules, possédant un volumineux noyau vésiculeux, rarement arrondi, généralement échancré ou à contours plus ou moins irréguliers. Ce noyau se colore faiblement et est plongé dans un cytoplasma généralement assez large. C’est ce que nous appellerons les « grands monocytes ». Ils représentent le stade ultime aux grands lymphocytes qu’on rencontre dans le sang à l’état normal, chez l’enfant, mais non chez l’adulte, Ce monocyte se rencontre dans la proportion de 2 à 6 %.

Ces éléments se rencontrent dans toutes les espèces animales avec une parfaite identité de détails morphologiques.

JOLLY (1° Traité technique d’Rématologie. Paris, 1923)

MONONUCLÉAIRES (ou grands mononucléaires ou monocytes) Ce sont des cellules plus grandes, dont le noyau volu-

mineux, rarement arrondi, plus souvent ovalaire ou réniforme, est pauvre en chromatine, Sur les prépara-

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tions de sang desséché, le noyau se colore de façon homogène et pâle, Sur les préparations bien fixées sans des- .Sication par les mélanges chromo-osmiques ou les vapeurs osmiques, on distingue nettement un réseau chromatique mais à travées minces, peu nombreuses à points nodaux petits et sans nucléole vrai. Certains ont un noyau en bissac profondément découpé : ce sont ceux qui ont été décrits sous le nom de forme intermédiaire. Le cytoplasma est clair, abondant, quelquefois d’aspect membraniforme sur les préparations étalées. Il est homogène et, avec les méthodes usuelles, en dehors des grains azurophiles, ne montre pas de granulations. (Les méthodes de coloration dans lesquelles intervient l’azur de méthylène colorent en rouge dans les mononucléaires quelques granulations azurophiles. Ces granulations par la teinte qu’elles prennent, par leur petit nombre, donnent à la cellule un aspect très différent de celui des myélocytes granuleux. Toutefois, pour éviter des confusions il faudra s’adresser à des méthodes de coloration différentes dont on comparera les résultats. La détermination des myélocytes granuleux dans le sang, dans les cas où ils sont en petit nombre, ne pourra être certaine que par l’emploi de méthodes de coloration où n’intervient pas l’azur. Dans ce cas on utilisera avec profit le triacide. Ces granulations azurophiles ne sont pas reconnaissables dans le sang frais et vivant ni par l'éclairage ordinaire ni à l'éclairage sur fond noir. Elles n’ont d’affinité pour les bleus de méthylène. L’azur de méthyle employé seul ne les colore pas non plus. Elles ne sont visibles que sur des préparations colorées par les colorants qui contiennent les éosinates d’azur de méthylène. Elles apparaissent de couleur pourpre, peu nombreuses, très irrégulièrement distribuées, souvent contenues dans

des vacuoles : elles existent aussi dans le protoplasme des mononucléaires. Elles ne semblent pas particulières à un type de leucocytes et ont même été vues dans d’autres cellules. Elles paraissent donc n’avoir aucun rapport avec les granulations protoplasmiques propres à certaines variétés de leucocytes. Elles se rapprochent par contre des grains de sécrétion qui ont été trouvés dans un grand nombre de cellules d’origine mésenchymateuse.

Le cytoplasma se colore très faiblement par les couleurs basiques.

(2° Traité de physiologie. Roger-Binet, 1934.)

Les mononucléaires ou monocytes sont des cellules plus grandes, dont le noyau volumineux ovalaire ou réniforme est pauvre en chromatine. Le cytoplasme qui, à l’état frais, paraît homogène ou sans granulations spéciales montre, avec les méthodes appropriées, des granulations azurophiles.

RIEUX (J.) (Hématologie clinique, 1924.)

MONOCYTES

Les dimensions du monocyle sont les plus grandes du sang normal.

Leur diamètre habituel est de 20 à 25 «. Les caractéristiques de ces éléments dans les préparations colorées par le Giemsa, sont les suivantes : noyau volumineux, peu coloré, violet pâle, fait d’un fin écheveau chromatinien, enroulé sur lui-même, sans nucléole, sans espace clair; cytoplasma plus ou moins abondant, faiblement

basophile, contenant en proportions variables, quelquefois considérables, des granulations azurophiles, extrémement fines, paraissant des bâtonnets plutôt que des grains, souvent plus tassés en bordure de la cellule qu’autour du noyau.

Avec ces caractéristiques, le monocyte se présente sous trois aspects morphologiques : une cellule Iymphocytaire de grande taille, à noyau rond et à cytoplasma relativement peu abondant, assez rare dans le sang normal ; une cellule plus développée répondant au « grand mononucléaire » d’Erhlich à noyau ovale ou réniforme et à cytoplasma large, étalé, plus ou moins riche de grains azurophiles; enfin la même cellule mais à noyau ansiforme, en U, parfois plus polymorphe, répondant au « type de transition » d’Erhlich. Ces trois formes cellulaires, entre lesquelles existent tous les états intermé diaires, ne diffèrent que par l’âge et l’évolution ontogénique les uns des autres. Elles se rapportent toutes à la même espèce cellulaire : au monocyte,

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