FORMES ANORMALES DES GLOBULES ROUGES ET BLANCS DU SANG
Rappelons la texture du noyau du monocyte adulte et de leurs formes âgées. La chromatine au réseau irrégulier a des stries et des mailles assez peu distinctes, sans dessin apparent de membrane nucléaire. On ne distingue pas de nucléoles, sauf dans les monoblastes. Le cytoplasma des monocytes est moins basophile que celui des monoblastes. On trouve dans un bon nombre de ces : monocytes des granulations azurophiles roses non envacuolées, plus nombreuses, plus petites que dans les lymphocytes. Le chondriome rappelle celui des Ilympho- , cytes.
DI GUGLIELMO ENDOTELIOSI, MONOCITOSI E LEUCEMIE MONOCITICHE. 1933
Les critères différentiels des monocytes ne sont plus ceux de la taille, mais ceux de la structure protoplasmique et nucléaire qui peuvent être ainsi brièvement résumés : protoplasma abondant basophile, avec fréquemment une zone oxyphile circonscrite ou diffuse à la presque totalité de la masse, avec des vacuoles assez nombreuses, variables en nombre et en taille; les unes vides, les autres contenant des éléments phagocytés; un noyau unique, arrondi ou allongé; central ou excentrique, avec un reticulum typique très fin et régulier, avec ou sans nucléoles. La taille maxima atteinte par les monocytes est de 20 #“ (pour certains auteurs de 25 k).
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LAUBRY ET MARCHAL
(Nouveau Traité de Pathologie Interne. Paris, 1933.)
LES MONOCYTES
Sont normalement dans une proportion de 4 à 8 %, soit 400 par mme. et de 8 à 20 % si on leur annexe les moyens mononucléaires. Ce sont les plus volumineux des globules blancs (12 à 25 #). Leur noyau est polymorphe : contours circulaires ou ovales à bords ondulés ou déchiquetés, offrant des découpures ou des segmentations ébauchées, parfois une forme en fer à cheval; ce dernier aspect ne justifie qu'imparfaitement l’hypothèse de forme de transition qui lui a été appliquée par Erblich.
La position du noyau est souvent excentrique. Assez rarement le noyau apparaît dédoublé, comme s’il venait de subir une division directe, La chromatine du noyau est peu serrée : elle lui donne un aspect volumineux, étalé, relâché. Les colorants l’imprègnent de violet clair tirant sur le pourpre et dessinent un réseau chromatinien disposé à la fois en « fin chevelu » en poussière ou en grumeaux., L'ensemble est spongieux. Il faut une coloration vitale pour déceler les nucléoles : 3 à 4 par noyau. Mais l’absence de ces nucléoles sur les frottis secs est un signe distinctif important.
Le protoplasma clair (aux examens de sang frais) rest qu’assez faiblement basophile. Naegeli insiste sur sa nuance cendrée, grisâtre après coloration par le Giemsa. En réalité les teintes assez faiblement basophiles varient sensiblement suivant l’âge des cellules. Et même le protoplasma étalé comme une plaque hyaline, à peine coloré d’une teinte bleutée, peut échapper à un
rapide examen et semble inexistant (grands mononucléaires clairs de Hayem et Lion). De bonnes colorations au bleu de méthylène décèlent un réseau basophile très ténu, dont les mailles convergent vers le noyau.
Dans la plupart des cas le cytoplasma renferme des granulations azurophiles. Tantôt elles sont fines, nombreuses, nuançant le monocyte d’une teinte rougeâtre uniforme, tantôt elles sont rares, groupées dans un segment protoplasmique et parfois entourées de halo clair, tantôt elles sont absentes mais ce caractère ne suffit pas à nier la nature de certains monocytes; tantôt enfin il existe de grosses vacuoles, témoin des fonctions phagocytaires. .
Les monôcytes sont fragiles et cette fragilité fondamentale, exagérée dans les affections des organes hématopoïétiques amplifie leur caractère morphologique et les déformations imprimées par l’étalement : ou bien leur protoplasma apparaît, aminei et aplati avec un angle ou un bord rabattu, ou bien il s’étale à l’extrême. devient irrégulier, amiboïde, et se moule sur les éléments voisins. Le noyau participe à cet aplatissement et sa structure en semble vacuolaire, spongieuse. Peut-être certains de ces éléments correspondent-ils aux formes individualisées par Ferrata sous le nom d’ « hémohistioblastes » ou bien enfin le cytoplasma fait complètement défaut et le noyau apparaît étiré en tout sens, devient un réseau à larges mailles. Ces éléments entrent pour une part importante dans la catégorie des leucocytes dégénérés ou plaques réticulées. |
En définitive, les monocytes sont des cellules sanguines très polymorphes dont l'étude doit être poursuivie.
Nous insistons sur leur fluidité particulière tant pour le protoplasma que pour le noyau : ce sont en quelque sorte des « flaques cellulaires ». |
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