‹ Le MonocyteChapitre 16 sur 62 · NA · texte numérisé non relu

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granulations peut être troublée et ces dernières peuvent manquer complètement ou presque complètement.

Dans le classement des leucocytes, je divise les mono-

cytes en — polymorphie nucléaire minime ou abs.

noyau jeune — encoches et Ilobulation : réseau chromatinien fin normales.

— encoches et lobulation [1] anormalement marquées.

4 \ noyau vieux BE ÿ réseau chromatinien id.

6 grossier.

En outre, il faut noter avec soin si la granulation est d’abondance normale ou diminuée, d’aspect fin ou grossier, si elle manque tout à fait et si le protoplasma est plus bleu que d'habitude. Ces constatations ne sont possibles que sur de bonnes préparations, faites sur des frot-

tis réguliers et fins.

Dans toutes les colorations, le noyau est plus clair et plus lumineux que le noyau des lymphocytes ou des neutrophiles. car chez ces deux derniers les bâtonnets de basi-chromatine nucléaire sont plus épais et plus grossiers. On peut déjà observer cela sur des préparations fraiches par la coloration vitale et même cette dernière constitue la meilleure méthode pour juger de ces différences chromatiniennes. Les noyaux des monocytes jeunes, à réseau fin, se rapprochent en cela beaucoup des noyaux des myélocytes et des myéloblastes.

Les nucléoles ne se voient jamais ou très difficilement par la coloration de Giemsa, par contre la coloration

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vitale montre plusieurs (en général 3 ou 4) petits nucléoles, sans enveloppe nucléaire. Par le Giemsa toutefois, dans les cellules du groupe I on peut reconnaître plusieurs nucléoles. ; |

Le protoplasma offre par la coloration au bleu de méthylène et à l’hématoxyline un fin réseau basophile qui s’étend directement jusqu’au noyau, sans qu’il y ait d’éclaircissement péri-nucléaire... Par la coloration au Giemsa, le protoplasma acquiert une nuance gris-foncé contrairement au protoplasma bleu-clair des lymphocytes. Au Jenner, le protoplasma devient bleu, au triacide : rose. Au Giemsa plus poussé ou plus prolongé, le gris foncé bleuâtre devient de moins en moins prononcé et on arrive à mettre de plus en plus en relief les granulations, surtout à la périphérie : aïnsi, finalement, on ne voit presque plus de protoplasma, tout en ayant une forte coloration des granulations, ce qui arrive surtout sur des frottis en couche mince, bien étalés. Les granulätions monocytaires sont déjà visibles sur les préparations non colorées et sur fond noir. Elles sont très fines et très riches ; elles sont encore plus fines que celles des neutrophiles et bien plus abondantes. Elles se colorent en rouge-azur, sont donc azurophiles comme beaucoup d’autres éléments tout à fait différents; mais de ces dernières elles diffèrent essentiellement par la grandeur et la forme constantes et par le nombre infini dont elles remplissent le corps cellulaire, jusqu’au noyau.

Par d’autres méthodes de coloration on obtient des résultats inconstants ou partiels : c’est ainsi qu'avec un bon triacide on ne voit que quelques corpuscules et au Jenner des corpuscules très isolés. Contrairement aux opinions américaines (qui étaient aussi les miennes) la granulation n’est pas neutrophile, car alors tous

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les corpuscules devraient se colorer; pourtant il n’en est pas toujours aïnsi et parfois on n'obtient aucune coloration. Il n’existe aucune concordance avec les granulations azurophiles des lymphocytes (contrairementià l’opinion initiale de Wolff et Michaelis) car au point de vue morphologique les granulations des monocytes sont beaucoup plus fines, jamais d’un rouge aussi éclatant et à l'opposé des granulations lymphocytaires toujours présentes dans chaque cellule et en quantité énorme, si toutefois la coloration est suffisante. Elles différent aussi par les réactions d’oxydases et de peroxydases, ‘ négatives chez les lymphocytes, positives chez le monocyte et aussi par la mise en évidence des lipoïdes. C’est en me basant sur les données morphologiques et tinctoriale que j’ai défini des granulations monocytaires. Par contre j'ai mis en évidence, au premier plan, le comportement physique de la granulation monocytaire, la finesse, poussiéreuse, la quantité massive, la visibilité dans la cellule non colorée et l'existence massive dans chaque monocyte et, pour le prouver, il ne faut que l'intensité de la coloration au Giemsa pur.

On peut très souvent observer dans le protoplasma du monocyte, des vacuoles plus ou moins grosses, SOuvent multiples; ce qui nous frappe particulièrement c’est leur disposition presque constante au pourtour du noyau. Je n’ai jamais rien vu de tel dans aucun type cellulaire. 11 n’est pas rare de trouver dans le corps cellulaire des corps phagocytés, surtout des pigments (malaria), mais presque jamais de bactéries.

On a même constaté l’érythrophagie dans le sang circulant.

Le nombre des monocytes dans le sang est de 6 à

nRS DLE

J. SABRAZES

(Données nouvelles sur le sang. Paris, 1932.)

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