‹ Le MonocyteChapitre 51 sur 62 · AUS · texte numérisé non relu

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particulière a permis aux auteurs de cette méthode d'établir un moyen de différenciation assez précis entre les monocytes et les grands lymphocytes dont les granulations rouge-neutre font généralement défaut et dont les mitochondries sont, d'ordinaire, nombreuses et disposées sans ordre dans le cytoplasme.

Cette méthode a été critiquée et sa valeur niée par plusieurs auteurs : Masugi, Hall, Bloom, Maximow, Lorentz, Seemann. En réalité, la plupart de ces auteurs ne se refusent pas à admettre que, dans certains cas, les résultats ne soient pas conformes à ceux énoncés plus haut, mais ils prétendent seulement que leur inconstance ne permet pas d’attribuer à cette méthode une valeur spécifique. Naegeli, de son côté, écrit : «Mes propres recherches ne me permettent pas non plus de considérer cette méthode comme décisive. »

D’autres auteurs, cependant, retrouvent les résultats de Doan, Cunningham et Sabin, tout en lui apportant quelques réserves. Aïnsi, Pieraerts retrouve bien les granulations rouge-neutre sous forme de « sphérules, étroitement tassées les unes contre les autres >, mais il ajoute que «leur disposition en rosette.… lui paraît assez contingente ». Il ajoute qu’il n’est pas rare de rencontrer « des sphérules isolées, à distance de lamas principal». D’autres auteurs partagent la même opinion (Lawrence et Young, Mercer, etc.). Par contre, Dameshek, Sydenstricker et Phinizy, Bikowa, Foord, Parsons et Butt, Gledhill, Klumpp et Evans, Storti ont retrouvé la disposition

des granulations en rosette. Regina Cook-Beck également — et elle précise que les vacuoles de rougeneutre situées près de la périphérie sont plus grandes. W. Schultz et E. Krüger aussi, qui ajoutent que ia rosette existe dans les cellules au repos, alors que la disposition des grains «est plus diffuse dans les cel-

lules en mouvement ».

La disposition des mitochondries à la périphérie de cette rosette nous paraît, par contre, bien moins constante. Presque tous les auteurs admettent qu’on les retrouve, en général, dans la cellule, mais disposées sans ordre et de facon très variable (R. Cook-Beck, Glanzmann, W. Schultz et E. Krüger, etc.).

Nous pensons que la méthode de Miss Sabin doit conserver toute sa valeur — mise à part la disposition des mitochondries — mais que ses résultats sont surtout constants dans les monocytes adultes et non altérés, alors que dans certaines formes jeunes ou morbides, elle donne, au contraire, des résultats variables : en particulier, l’absence de granulations rouge-neutre. Masugi, Glanzmann. insistent sur ce point, Nous verrons, au diagnostic différentiel, les variations que la même méthode peut également donner chez les grands lymphocytes. Elle reste, toutefois, d’une pratique facile et l’intérêt de ses résultats reste certain dans un grand nombre de cas. Aschoff, encore récemment, a souligné la valeur de cette épreuve, |

Nous ajouterons que Hirschfeld et Hittmair ont rapporté les résultats qu’ils ont obtenus par la méthode de coloration supra-vitale au bleu de crésyl brillant. Les monocytes apparaîtraient, par cette méthode, avec un noyau pâle, un cytoplasme abondamment parsemé d’une granulation dense et sombre ayant la forme de corpuscules oblongs et assez gros. Mais les résultats semblent sujets aux mêmes variations que ceux obtenus par le rouge-neutre et le vert- Janus (Lorentz, Glanzmann).

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