‹ Le MonocyteChapitre 55 sur 62 · ANAL · texte numérisé non relu

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de certains processus morbides. Dans presque toutes les affections, on peut constater au niveau des monocytes, comme au niveau des autres leucocytes, des stigmates pathologiques. Naegeli, Hittmair et bien d’autres, ont depuis longtemps attiré l'attention sur ce point. Mais ils ont pu être particulièrement étudiés dans les maladies qui affectent spécialement la lignée monocytaire et qui ont donné fieu à de nombreux travaux au cours de ces dernières années. Il s’agit, au premier chef, de la leucémie à monocytes, individualisée depuis la première observation de Reschad et Schilling, en 1913, et, en second lieu, de l’adénolymphoïdite aiguë bénigne (ou angine à monocytes, ou mononucléose infectieuse) dont P. Chevallier a donné le premier travail d'ensemble, en 1927.

Nous décrirons d’abord les caractères pathologiques en général, communs à de nombreuses affections, puis nous envisagerons plus particulièrement les altérations observées au cours de ces deux

atteintes électives de la lignée monocytaire.

Le noyau est généralement l’élément cellulaire qui offre les caractères«pathologiques les plus nets: nous avons déjà dit que les noyaux très encochés, très lobulés, segmentés, sont souvent l’apanage des monocytes pathologiques. Hittmair signale qu’on peut observer, à côté de la lobulation plus importante, de véritables segmentations en deux du noyau et même des éclats nucléaires multiples. Pour Schilling, la segmentation et la forme en saucisson du noyau se voient surtout dans les conditions pathologiques.

Et Pi

Schulten décrit un «noyau irrégulièrement découpé avec des sommets capricieux, parfois anguleux et non arrondis». Naegeli rapporte également que les noyaux sont « curieusement lobés », mais que, particulièrement dans la maladie de Biermer, les noyaux ont volontiers les caractères de ceux des formes jeunes. Tzanck et Dreyfus signalent également «la division en deux ou trois segments reliés par de minces tractus comme le noyau d’un polynucléaire ». D’autres auteurs signalent encore l’importante lobulation nucléaire : Di Guglielmo, P. Chevallier, etc.

La teinte du noyau est souvent très pâle et irrégulière.

La chromatine est souvent fragmentée, se présentant sous l’aspect de masses plus ou moins nombreuses, souvent arrondies, disposées sans ordre dans le noyau. Elles sont souvent denses, foncées. La structure réticulée s’atténue considérablement et parfois disparaît complètement pour faire place à une structure alvéolaire (Mas y Magro). Le noyau prend alors un aspect spongieux très caractéristique (Ferrata, Merklen et Wolf) ou encore « vacuolisé » (Schulten) ou «lacunaire >» (Glanzmann).

Enfin, les nucléoles sont plus fréquemment trouvés. Chevallier note qu’on peut en observer un dans chaque lobe nucléaire.

Le cytoplasme a des contours fréquemment irréguliers, dentelés, onduleux, bourgeonnants. On peut voir souvent des éperons pseudopodiques ou même

de véritables pseudopodes.

Il se teinte généralement mal et de facon irrégulière. Bien que toujours peu basophile, il présente des zones plus foncées et plus bleues, alternant avec des zones plus grises et plus pâles ou même incolores, vitreuses (Naegeli, Schulten, Di Guglielmo, Gic.},

Les vacuoles sont plus nombreuses et souvent de grandes tailles (Naegeli). Ce dernier caractère serait, pour R. Cook-Beck, un signe certain de dégénérescence. |

Les granulations monocytaires peuvent subir de grandes variations, « dans la taille, la distribution, le nombre, l'incertitude de leurs colorations» (R. Cook-Beck).

Naegeli signale qu’elles peuvent faire complètement défaut ou presque, comme dans l’agranulocytose, la maladie de Biermer, l’anémie secondaire (nous avons déjà signalé qu’elles réapparaissent lorsque cette dernière réagit au fer), alors que dans d’autres cas, elles ont un aspect plus grossier ou qu'elles peuvent s’agglutiner les unes aux autres — particulièrement dans les intoxications et les cirrhoses du foie.

Di Guglielmo note également que, dans certains cas, elles sont complètement absentes, alors que dans d’autres elles sont très nombreuses. Mas y Magro fait les mêmes constatations et indique qu’elles peuvent être hypertrophiques et fortement colorées en rougepourpre foncé. Clerc note leur abondance et leurs grandes dimensions dans les leucémies myéloïdes.

Schulten note également qu’elles sont souvent invi-

sibles et parfois groupées en petites colonies. Parfois, au contraire, elles sont rares mais distinctes. Merklen et Wolf, ainsi que d’autres auteurs, ont aussi insisté sur leur irrégularité.

Nous avons déjà signalé que la fonction phagocytaire est surtout développée chez les cellules pathologiques. C’est chez elles, en effet, que l’on peut voir la fonction macrophagique s'exercer activement, les monocytes pouvant alors apparaître plus ou moins bourrés de divers débris cellulaires.

Naegeli, Sabrazès et d’autres auteurs ont insisté sur l’érythrophagie des monocytes. Erich Meyer l’a signalée dans l’hémoglobinurie. Elle a été notée également dans lanémie pernicieuse progressive, dans les anémies hémolytiques, dans la tuberculose aiguë avec anémie grave et myélocytose, dans les empoisonnements par les champignons, par l'extrait éthéré de fougère mâle.

Sabrazès décrit ces monocytes érythrophages avec leur «noyau rapetissé et refoulé vers la périphérie de la cellule qui est remplie d’hématies rétractées, fractionnées, de teinte oscillant du rose au vert-brunâtre par le May-Giemsa, hématies qui sont peu à peu cytolysées et réduites à des pigments.

La lymphocytophagie par les monocytes a été observée par Sabrazès dans des leucémies lymphatiques subaiguës au niveau des organes hémato-poïétiques. Mercer a vu le même phénomène dans le sang au cours de leucémies à monocytes.

Dans le paludisme, surtout chronique, il est fréquent d'observer l'inclusion de pigment mélanique, libéré par les plasmodes lors de leur destruction (Naegeli, Schilling, Dominici, Schulten, Sabrazès, Tzanck et Dreyfus, etc.). Ces monocytes mélanifères ont, selon Sabrazès, une valeur séméïologique considérable, dans les cas de paludisme larvé. Dans des mélanosarcomes, Liebman a vu aussi des monocytes chargés de pigments mélaniques.

Dans les diverses septicémies, également, on peut noter une phagocytose importante, Bien que Naegeli n'ait presque jamais observé de bactéries phagocytées, Bétancès a insisté sur l’englobement de substances les plus variées, telles que débris cellulaires, bacilles de Koch, poussières minérales (dans l’anthracose). Les monocytes sont également «vecteurs et destructeurs de protozoaires >». Dans les Leishmaànioses, on observe dans les monocytes, des corps de Donovan-Leishmann phagocytés.

L'abondance et les grandes dimensions des vacuoles signalées plus haut — et souvent chargées de substances graisseuses mises en évidence par le Soudan III — seraient les témoins de cette phagocytose active. |

Notons enfin, pour achever de caractériser ces monocytes pathologiques, que la recherche des oxydases et des peroxydases et les colorations Supra-vitales donnent des résultats sensiblement identiques à ceux des monocytes normaux. On doit même préciser que bien des recherches ont plutôt été faites dans les cas

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pathologiques que dans les sangs normaux. C’est qu’en effet, ces deux ordres d'examens offrent infiniment plus d'intérêt dans les premiers cas que dans les seconds. Et c’est seulement grâce à eux et à leurs résultats positifs que des monocytes atypiques peuvent être souvent identifiés et distingués d’aspects cellulaires approchants.

En résumé, la lobulation importante et même la segmentation du noyau, son aspect spongieux et lacunaire, les grosses mottes chromatiniennes disposées sans ordre, l’irrégularité du contour cellulaire et de la coloration cytoplasmatique, le grand nombre d’inclusions phagocytées et des vacuoles sont les caractères principaux des monocytes altérés et morbides. |

Nous analyserons à présent les caractères monocytaires de la leucémie à monocytes.

Le noyau peut présenter toutes les formes. Reschad et Schilling, dans leur observation princeps, indiquent qu’il est rond ou polymorphe ; dans la seconde observation, de Fleischmann, le noyau est fortement lobé et offre tous les degrés de courbures et d’encoches. Bingel, Wyschegorodzewa, Dubinskaja et Baltaschuk, Foord-Parsons et Butt, Gittins et Hawskley, Forkner, Gledhill, Whitby et Christie, Mercer, Klumpp et Evans, Di Guglielmo, Regina Cook-Beck insistent aussi sur la grande variété morphologique des noyaux, tantôt ronds ou ovales, tan-

tôt polycycliques et déchiquetés. Wyschegorodzewa

signale une lobulation presqu’aussi nette que celle des polynueléaires et Klumpp et Evans, dans leur observation VI, signalent des noyaux ayant jusqu’à 20 lobules, réunis par de fins ponts et présentant une disposition en grappe.

Pour Schwirtschweskaja, Dameshek, Osgood- Lyght, Merklen et Wolf, Bykowa, au contraire, le noyau est le plus souvent régulier, arrondi ou ovalaire et rarement lobé.

La structure du noyau est variable: tantôt finement réticulée, tantôt grossière, la chromatine étant alors disposée en taches épaisses (Bock-Wiede, Sydenstricker et Phinisy, Osgood-Lyght, Forkner, Mercer, Klumpp-Evans, etc.). Sydenstricker et Phinizy signalent, en outre un épaississement net de la chromatine à la périphérie. L’irrégularité de structure et l’aspect spongieux sont hotés par Schwirtschweskaja, Dameshek, Mercer, Regina Cook-Beck et d’autres.

Certains auteurs insistent sur la grandeur du noyau et sa position excentrique.

La présence de nucléoles est signalée par la plu- ‘ part des auteurs, à l’exception de Gledhill et de Whitby-Christie. |

Le cytoplasme présente tantôt l’aspect normal, tantôt un aspect anormal. Généralement faiblement basophile, Bock et Wiede signalent qu’il peut être fortement basophile. Schwirtschweskaja, au contraire, note que dans ‘les plus grandes cellules, fl est «presqu’incolore, dense et mat». Son aspect «de

verre dépoli» est signalé par Forkner, Klumpp et

Evans, R. Cook-Beck ; son aspect clair, bleu-rosâtre, mat, hyaliniforme > par Gledhïll.

Les contours irréguliers paraissent à peu près constants et, depuis Reschad et Shilling, toutes les observations insistent sur les prolongements protoplasmi-. ques, parfois rubannés (Gledhill), sur les éperons pseudopodiques en « pattes d’araignée » (Laurence et Young) ou en dents de scie (Klumpp et Evans), ou, plus souvent encore, sur les véritables pseudopodes. Ces pseudôpodes nombreux sont en rapport avec une grande mobilité cellulaire sur laquelle ont insisté particulièrement Laurence et Young et Mercer.

Les granulations monocytaires sont retrouvées par la grande majorité des auteurs. Elles ont parfois leur aspect normal, fines et nombreuses (Reschad-Schilling, Fleischmann, Bingel, Bock et Wiéde), mais, si on peut les retrouver ainsi dans quelques monocytes, le plus souvent elles subissent des modifications. Elles sont habituellement peu nombreuses, plus rares que normalement, avec leur finesse caractéristique (Schwirtschweskajja, Sydenstricker et Phinizy, Ossood-Lyght, Kumpp-Evans, Merklen et Wolf) ou rares et grossières, mais plus colorées que normalement (Dameshek, Foord-Parsons et Butt, R. Cook- Beck). Il semble que le groupement des granulations autour du noyau et la distinction nette de deux zones, périphérique et hyaline d’une part, centrale et granuleuse d'autre part (que nous avons décrite à propos du monocyte normal), soit particulièrement facile à mettre en évidence dans les monocytes de la

leucémie à monocytes. Ainsi, Di Guglielmo décrit avec précision ces deux zones et conclut ainsi : « Cette particularité de double zone chromatique du protoplasme est absente dans les monocytes communs et doit être considérée comme caractéristique des cellules de la leucémie à monocytes.» En fait, quoique peut-être moins net, ce phénomène existe dans les monocytes normaux, et P. Chevallier nous a fait remarquer qu'il a décrit ces deux zones dans des monocytes normaux ou n’appartenant jamais à des leucémies à monocytes. Dameshek, Foord et ses collaborateurs, Gledhill, R. Cook-Beck ont insisté également sur la netteté de la différenciation du cytoplasme en deux zones.

Des éléments spéciaux ont été trouvés par divers auteurs dans le cytoplasme monocytaire des leucémies à monocytes. Il s’agit des corpuscules d'Auer (Sydenstricker et Phinizy, Forkner, Mercer, Klumpp, Evans). Ils apparaïssent sous la forme de petits éléments arrondis, intra-cellulaires, uniques, rarement deux ou davantage. On les trouve également dans les préparations non colorées. Ainsi que l'écrit W. Schultz et Krüger, «ils sont donc préformés. Il est certain qu'il ne s’agit pas là de micro-organismes ; ils ne sont pas non plus, quant à leur coloration, analogues aux granulations azurophiles.» A vrai dire, ils ne sont pas propres aux leucémies à monocytes et on les a signalés également dans des leucémies à monoblastes, et Downey et Statney les ont vus aussi dans la mononucléose infectieuse. Signalons

Ca

Le

enfin qu'Arneth considère les cellules contenant des

corpuscules d’Auer comme étant äes iymphocytes.

La fonction phagocytaire des monocytes s'exerce dans la leucémie à monocytes avec la netteté que nous avons décrite à propos des monocytes pathologiques en général. Plusieurs auteurs ont vu, dans le cytoplasme monocytaire, des globules rouges ou leurs débris, des fragments cellulaires divers, des staphylocoques (dans lobservation de Wyschegorodzewa). Seul, Di Guglielmo écrit qu’il n'y a jamais de phagocytose.

Les réactions des oxydases et des peroxydases sont trouvées positives par plusieurs auteurs (dans 67 % des monocytes dans l’observation de Sydenstricker et Phinizy) Par contre, de nombreux autres les trouvent le plus souvent ou même constamment négatives (Wyschegorodzewa, Bock et Wiede, Dameshek, Dubinskaja-Baltaschuk, etc.). Mais, comme R. Cook- Beck l’a fait remarquer, les techniques employées par ces différents auteurs — et qui ne sont pas indiquées — ne sont peut-être pas à l’abri de toute critique.

Enfin, la très grande majorité des auteurs ont insisté sur la constance et la valeur des résultats positifs obtenus par les méthodes supra-vitales de Cunningham, Sabin et Doan. C’est, dans bien des cas, sur l'existence de la collerette de granulations rougeneutre et des mitochondries colorées par le vert-Janus qu'ils ont pu identifier avec certitude les monocytes

et poser le diagnostic de leucémie à monocytes.

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Pour nous résumer, il existe dans la leucémie à monocytes toutes les variétés de monocytes. Dans bien des cas, on retrouve un certain nombre d’éléments ayant tous les caractères des monocytes adultes normaux. Beaucoup sont des cellules jeunes, d’autres des cellules âgées. Enfin, les dernières, dont la proportion varie d’un cas à l’autre et selon la période évolutive de l’affection, sont des cellules altérées. Cette altération peut présenter tous les degrés jusqu’à la dégénérescence complète.

C'est en se basant sur les caractères du noyau, l'existence des granulations monocytaires, en s’aidant de la rechérche des oxydases et des peroxydases et des colorations supra-vitales, qu'on parviendra, dans les cas difficiles, à identifier les-monocytes.

Toujours dans le cadre des leucémies, il nous faut signaler certaines cellules, que G. Lion et J. Pernet ont décrites en 1927 sous le nom de « mononucléaires clairs >». En réalité, les auteurs reprennent sous ce nom les mêmes cellules que Hayem et Lion avaient déjà signalées en 1900. Lion et Pernet, à propos de plusieurs cas de leucémies à mononucléaires clairs, donnent de ces cellules la description suivante :

« La taille en est assez variée. les plus petits mesurent 8,1 # et les plus grands 16,2 #. Il est tout à fait exceptionnel d’en rencontrer qui atteignent 19 …

La forme, quelle que soit la taille, est plus ou moins régulièrement arrondie quand l'élément n’a pas été déformé par la baguette de verre ayant servi à l’éta-

lement ou par la pression des éléments voisins.

Le noyau a fort peu d’affinités pour les matières colorantes anciennement utilisées. Il offre, lorsqw’il a été soumis à l’action de l’hématéine par exemple, une teinte d’un bleu pâle uniforme ou inégale, plus sombre en un ou plusieurs points et comme nuageux. Avec le May-Grünwald.…. il reste très pâle et peu distinct. Le Giemsa... et le polyéosinate…. intensifient notablement sa coloration et en permettent une étude plus poussée.

Il apparaît volumineux, plus ou moins excentrique, entouré de tous côtés par un anneau de protoplasme ou débordé par ce dernier sur une partie seulement de sa périphérie.

Il est de forme généralement ronde ou ovalaire, là où il n’est pas déformé artificiellement. Le contour en est régulier, ou plus souvent peut-être irrégulier, -comme onduleux. Rarement, il présente une petite encoche, ou même, cette disposition s’exagérant, il prend l'aspect d’un fer à cheval.

La coloration par le polyéosinate en est d’un bleu violet, tirant parfois sur le violet rouge.

La chromatine y est distribuée sous forme de tratnées plus ou moins épaisses et irrégulières, circonscrivant des espaces plus clairs ; elle n’est jamais agglomérée en une masse uniforme comme dans les lymphocytes, et là est sans doute la faiblesse de la coloration, Jamais on n’y découvre le moindre nucléole.

Le protoplasme en est plus ou moins abondant. Dans les cellules les plus volumineuses et les mieux

fixées, soit qu’il en entoure le noyau d’un anneau complet, soit qu'il ne déborde ce dernier sur une partie seulement de son contour, il présente une surface assez considérable (épaisseur de 6 # à 6,2 4).

Sur d’autres éléments, la bande protoplasmique entourant complètement le noyau ou ne débordant qu'une partie de son contour est plus ou moins réduite et l’on trouve tous les intermédiaires jusqu’au stade où elle n'est plus représentée que par un anneau étroit, rarement complet, le noyau constituant à lui seul, la presque totalité de la cellule,

Quelle qu’en soit la surface, le protoplasme, sur des éléments bien fixés, apparaît clair, translucide, complètement incolore après l’action des différents colorants, et en particulier du bleu de méthylène.

Avec mon élève, le docteur Crétin, nous avons pu nous rendre compte que cette résistance aux colorants et tout particulièrement au polyéosinate de bleu de méthylène, était constante et ne cédait pas à une surcoloration prolongée pendant plusieurs heures.

Lorsque les mononucléaires sont moins bien fixés ou lorsqu'ils ont subi un certain degré d’altération, le protoplasme a des contours moins réguliers; il présente un aspect légèrement grenu ou vacuolaire et se trouve alors comme imbibé de la périphérie vers le centre par la matière colorante, sous forme d’une teinte bleuâtre très pâle, très inférieure à celle des noyaux et qui s'éteint avant d'arriver au centre, lais-

sant un large espace clair périnucléaire.

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