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ALTO ET

Ajoutons cependant que les auteurs conviennent presque tous qu’il est impossible par la simple analyse des caractères morphologiques, d'affirmer si lon est ou non en présence de monoblastes. C'est seulement le contexte hématologique, la présence ou non de monocytes en grande quantité, qui permettrait de décider si les cellules-souches rencontrées sont ou non des monoblastes. Les caractères qu’on leur a décrits n’ont rien de spécifique : ce sont, entre autres, les grandes dimensions, le noyau rond et régulier, la

constance des nucléoles, l’absence de granulations.

LE MONOCYTE AGE

Dans un sang normal, on trouve, à côté de formes adultes et jeunes, des monocytes qui présentent des signes de vieillesse tout en ayant conservé une structure normale. Mais, dans la plupart des cas, il est bien difficile de dire si ces formes âgées, qui sont plus ou moins dégénérées, ne sont pas en réalité des monocytes altérés adultes. Nous en tenant jusqu'ici au monocyte normal, nous n’envisagerons, dans ce court paragraphe, que les formes qui ne présentent sûrement aucun caractère morbide. Or, dans ce cadre, il faut bien dire que les formes âgées ont été peu étudiées, ou, du moins, qu’on ne leur a attribué que peu de signes distinctifs.

Seules, en effet, sont assez caractéristiques du mo-

nocyte vieux, la forme et la structure du noyau. Nous

avons déjà indiqué, à propos du monocyte adulte, que la polymorphie nucléaire était généralement considérée comme un signe de sénescence. Naegeli, en particulier, a bien montré que les noyaux irréguliers et très lobés s’observaient ‘de préférence dans les formes vieilles. Merklen et Wolf ont écrit, de leur côté, que le noyau, « d’abord rond et ovalaire, tend progressivement à l’incurvation réniforme et à la. lobulation ». Nous avons dit, toutefois, que ce signe n'avait rien d’absoiu (ainsi Naegeli ajoute: «on trouve aussi des vieilles cellules peu lobées ») et que les noyaux très découpés appartenaient surtout aux variétés pathologiques.

Un élément, par contre, est vraiment propre aux cellules âgées : c’est la structure chromatinienne. C’est Naegeli encore qui a, le premier, insisté sur le réseau chromatinien très spécial des monocytes âgés et nous avons vu que c’est sur ses caractères qu’il s'appuie en dernier ressort pour juger du degré d'évolution de la cellule.

On observe, en effet, dans les éléments âgés, «un réseau de basi-chromatine plus épais et plus grossier> (Naegeli), une charpente qui n'offre plus aucune finesse, aucune délicatesse mais dont les mailles sont larges et dont la coloration est plus intense, la couleur plus foncée et plus dense. Hittmair y insiste également, ainsi que Schulten qui fait observer que, néanmoins, la structure chromatinienne n’acquiert jamais la grossièreté de celle des neutrophiles et des

{ymphocytes.

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Le protoplasme des éléments âgés n'offre rien de particulier. On peut noter, pourtant, en sa faveur, une vacuolisation souvent plus grande. Les granulations monocytaires existent, avec des caractères à peu près identiques à ceux des formes adultes. Toutefois, elles sont assez souvent moins nettes, mal colorées et moins nombreuses. Chevallier fait observer que les granulations «mal colorées ou non colorées dans les préparations usuelles autrement bien colorées > sont peut-être un signe de vieillesse.

Les réactions des oxydases et des peroxydases ne montrent pas de modifications. On retrouve, par les colorations supra-vitales, les granulations de rougeneutre; par contre, Masugi a montré qu’au vert-Janus on n’obtenait que de rares mitochondries.

En résuiæé, tendance plus marquée du noyau à la Jlobulation, charpente chromatinienne plus grossière et plus épaisse, moindre netteté des granulations monocytaires. et rareté des mitochondries au vert-Janus sont les caractères qui nous permettent de distinguer

des formes vieilles de monocytes.

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