‹ Le MonocyteChapitre 57 sur 62 · SAR RE · texte numérisé non relu

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ration plus poussée aurait peut-être permis d’en déceler dans un plus grand nombre.

On. doit retenir en tous cas la description de Lion et Pernet comme un témoignage de Flaltération parfois très profonde du cytoplasme monocytaire et une preuve de la difficulté d’en faire alors le diag- ROSE. 10

L'étude des monocytes dans la lymphoadénoïdite aiguë bénigne est plus complexe: Elle mériterait de faire l’objet d’une étude pius approfondie et nous ne ferons ici qu'indiquer sommairement les problèmes qu’elle soulève.

Les auteurs qui se sont occupés de la question sont d'accord pour admettre qu'il est des cas faciles et même évidents où la formule sanguine est riche en monocytes typiques. Ces cas se distinguent aisément des formes de mononucléose infectieuse à lymphocytes typiques (angines à lymphocytes des auteurs allemands) (Glanzmann, W. Schultz et Mirisch, H. Lehndorff et E. Schwarz, etc.). Mais ces mêmes auteurs indiquent que, dans d’autres cas, il est impossible d'établir de distinction nette entre les deux variétés cellulaires. Ainsi, Lehndorff et Schwarz signalent que le protoplasme de certains monocytes acquiert l’'homogénéité, la nette basophilie, l’état agranuleux propres au protoplasme lymphocytaire et que, d'ailleurs, il existe des formes intermédiaires entre les deux espèces cellulaires. Ce qui ne résout pas la

question, puisqu'il n’a pas été démontré jusqu'ici que

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les lymphocytes peuvent se transformer en monocytes ou réciproquement. De même, W. Schultz et Mirisch indiquent que les angines à monocytes typiques offrent un tableau sanguin très proche de celui des angines à lymphocytes et qu’il est possible, au fond, de ne considérer les premières que comme une variété des secondes. Enfin, Glanzmann signale qu’au cours de certaines adénolymphoïdites aiguës bénignes, il a vu des monocytes, jusque-là typiques, perdre progressiveñnent leurs caractères et se rapprocher de la morphologie lymphocytaire.

Voyons à présent quels sont les principaux caractères des monocytes atypiques rencontrés au cours de cette affection.

: Un grand nombre d’entre eux répondent à la description des monocytes jeunes, d’autres à celle des monocytes âgés et altérés.

Le noyau est grand, arrondi ou légèrement encoché au début, puis on observe plus tard de nombreuses formes plissées et ondulées irrégulièrement (Hopmann). Glanzmann insiste également sur les formes tout à fait anormales de noyau, «en selles ». Le noyau est parfois très excentrique, pouvant atteindre, en certains points, la périphérie cellulaire, «et même la dépasser ». On rencontre parfois des noyaux en pycnose (Hopmann), voire des formes où la mitose est accomplie et où on voit deux noyaux nettement séparés (Glanzmann).

La chromatine offre souvent une charpente très fine, beaucoup plus fine que ‘normalement. Glanz-

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