ACTE III, SCÈNE XIII
comme il m'en avait priée dès que sou cheTal serait selle !... ilm'arréta! «Il dort, me dit-il. » — Mais s'il se réveille? ... Alors il me répéta deux fois... (( Sois tranquille... il jic se réveillera pas ! » Mais d'un ton qui me lit peur d'abord^..
BALTHAZAR
Pour le malade ?
MARIANNE
Non ! pour M. Henri qui n'avait pas Tair tranquille... il était agité... aussi ce matin , avant le jour, je me mis à Touvrage... j'entrouvris les rideaux , et je ne Je trouvai pas... Je ne fjfs pas inquiète.. . je me dis. . . il reviendra ce matin , comme M. Simon, du temps delà vieille Geneviève... La toilette était en désordre... je fis le ménage... je nettoyai tout... j'enlevai Ja serviette... et j'en mis une blanche à la place.
BALTHAZAR
Il ne faisait pas jour ? vous n'avez^ rien aperçu qui pût vous surprendre... vous effi'ayer?... ce linge que vous avez enlevé... où est-il?
MATlTA?tN£, montrant 1« placard de ùr lit.
Là!
SIMO^ , à Marianne, |icndaiit que Bahliaz^r se dirige vem lu fond.
Quand je le disais ! ... ça va de soi-même sur des roulettes... Ce pauvre Claudet!... ils l'auraient tenu enfermé î no|is n'en aurions pas vu la
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fin. ... tandîs.que mainteiiant que toiit est arrange , que nouB aous sommes eu tendus. . .
Mthtrar ouTrc le cabinet et ponssç un cri ëtouffë.
— Hein l est-ce que oa va lui reprendre?. . . Il lui manque quelque chose... tu n^auraspas tout dit... cherche , ma honne ! . . . Que cfe choses il faut , mon Dieu ! pour faire un innocent ! ... et dire qu'on ne pçut pas deviner...
BALTHAZAR, revenant sur TAvant-é' ène , cachant ane serviette
entre «es mains.
Du sang ! je suis surla trace!! ce breuvage... ce$piots répétés hier à Marianne... sa faite... Car il fuyait... c'était un carhonaro. *. et à Paris., dans une auberge... il avait déjà menacé d^assassinat... Quel souvenir ! . . Patruccio ! oui ! c'est le m^ême homme !! L'aubergiste viendra ! jeVassignerai.,.
Clianjemmt de ton.
— O mon Dieu ! jusqu'où la passion et Tégare-* piçnt peuvenjt -il s entraîner ! Le malbeureux ! un ami d'enfance ! il est perdu ! »
Il essuie une larme.
— Mais la loi ! la loi ! le monde me regarde , et ce sang crie vengeance! h Ce sang ! comment l'a-t-il versé? où est l'instrument du crime? quelles ar-i mes?...
Haut.
— Cçlle trousse qu'hier encore j'ai vue, là, çi^lrç ses mains...
SIMON, avec un cri de joie.
Je Tai ! la voici !... la trousse de mon ueveu >