ACTE IV, SCÈNE I
cusé n*a pas seulement dit^iiïmot depuis ce matin.
Se tournant vers sou neveu.
— Allons, Claudet! mon pauvre enfant ! dis-lem^ quelque chose.
LE PRÉSIDENT
L'accusé veut-il prendre la parole ?
GLÂUDET^ se levant.
Je ne puis que répéter la déclaration que )'ai déjà faite plusieurs fois ! Quand j'ai quitté la maison de mon oncle , Patruccio tombait de sommeil sur un fauteuil. La personne qui est venue me chercher Ta vu marcher dans sa chambre et s'endormir; et, depuis ce moment, elle ne m'a pas quitté. Elle seule pourrait donc porter témoignage de ma loyauté et de mon honneur, puisque j'en suis î*éduit à les voir mettre en doute j et certes , le nom de celui qui me défendrait serait une autorité suffisante auprès de celui qui m'accuse; mais il ne pourrait paraître devant vous sans se perdre. Fasse le ciel qu'il ait pu s'échapper! qu'il ignore le danger que je cours, et que sa vie soit sauvée, même au prix de la mienne!
SIMON
Toujours la même chose! c'est d'un ealétement!... Tu aurais tout aussi bien fait de te taire , va !
Le Toyaot emmener par les gendarmes.
«— Adieu, adieu ! mon bon Claudet! je t'irai voir un instant avant que raudicuce ne reprenne!
Tg» LE MONOMAJVE.
' On (ail éortir le p«blic par^ U porte do fond. Les jurée , le préiViBOt, l'Sconsrilieré. Ballhazar, les greffiers et huissiers, sortent par le» pnrtes de droite ; les avotats , un instant après , sortent par le fond.
SIMON, amenant ses aTocats sur le devint de la scène.
Ah ça! mes jeunes amis , les défenseurs de la veuve et de l'orphelin... et des oncles aussi... ne nous faisons pas illusion. . . . Pour combien de jours en avons-nous encore, avant qu^on ne commence les plaidoiries? hein? une. dizaine de jours, pas plus , n'est-ce pas ?
L'ÂVOGAT de Claudel, à un auiie.
Ce pauvre M. Simon ! il ne se doute même pas que les débats sont clos !
A Simon.
— Mais puisqu'il faut vous parler^vec franchise, ..
SIMON, rîRterroinpant.
Noufii en avons pour moins que ça ! )e m'y attendais. Les affaires marchent si vite! •• Alors, mes enfans , il faut songer à ce que je vous ai dit hiei\.... il faut absolument trouver un moyen de Tempécher de prendre la parole l
l'avooat.
Empêcher i'avocat-général de parler ! mais quel moyen?
SIMON
Dame ! des avocats ! il ine semble que ça doit avoir des moyens pour tout , d'aboi'd !
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