‹ Le monomane, drame en cinq actesChapitre 114 sur 146 · S(H LE MONOMANE · texte numérisé non relu

S(H LE MONOMANE

m'étais couchée. Je ii' avais été ramenée si promp'* tementqiie par rinquiétude que me causait Tétat de sa santé. U ne m'aTaitfait aucune question, sur là rapidité. de mon retour, et , sans que je puisse dire .pourqu(H /cela m'ayàit affectée douloureusem^énf. Cette disposition se prolongea dans mon sommeil : les songes vagues qui se renouvelaient devant moi étaient tristes, funestes... tout à coup je sens- comme uu poids affreux qui m'étouffe... je ne pouvais plus respirer... il: me semblait que j*al> lais mourir ! . . . La douleur mie fit ouvrir les yeux. Mon mari était près de moi» tranquille... il jouait avec mes cheveux passés autour de mon cou...

Ah ! mon ami! lui dis-je y je suis lasse et j'ai besoin de sommeil... je révais que vous me faisiez mal ! — Il sourit étrangement, ne me répondit pas, et s^éloigna^ -— Je ne dormis plus , alors, et, un instant après , je Fentendis dans uu cabinet sombre , ouvrant une armoire où sont restés des flacons qui ont servi , il y a deux ans , loris de Tempoisonnemene du général Guîelmi , aux expériences que mon mari fit faire chez lui.:. Je l'appelai : il ne répondit rien encore.. . Inquiète , j*allais me lever, quand il reparut... U s'approcha du berceau vide de notre enfant... J'ai laissé ma petite Henriette près de ma mère, dans le Çéarn... il entr Couvrit lés rideaux : c'est alors seulement que je remarquai que son regard était fixe, ses membres contractés. . . — Vous sentez- vous souffrant , mon ami, lui dis* je, que vous ne vous couchez pas encore à

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