ACTE IV, SCÈNE IV
LE PRÉSIDENT
La parole ne vous a jamais été refusée ; et toutes les fols que vous rayez demandée...
SIMON
Eh bien ! je la demande encore. Je veux parler : j'ai une révélation à faire. Je demande le huis-clos.
LE PRESIDENT
Comment, le huis-clos?
SIMON
Oui ! que tout le monde se retire ! c'est mon idée : je parlerai quand il n'y aura plus personne !
LE PRESIDENT, aux haissiers.
Faites retirer le public !
Sortie du public.
CLAUDET
Mon oncle! pom^quoi retarder ce qui est înévitablç? C'est un dernier espoir de plus auquel il faudra renoticer !
SIMON
Toi aussi? tu veux ! . ..
Au président.
-^ Je demande que Taccusé sorte aussi ! qu^on emmène mcm neveu ! il me troublerait.
Marchant sur le devant de la scène.
— Comment! un pauvre brave homme , réduit à
âi^ LE WONOMANE.
son bon sens et à son coeur, pe pourra pas défendre son neveu ! Je fils de sa sœur ! — Eh bien , non ! je me moqué du ridicule... je parlerai! j'aurai du courage ! je lès braverai tous en face ! . . .
Jetant les yeux sur les personnes restées dans la salle.
— Oh mon Dieu ! ils ^out^encore bî^ndu mondi^ ! . . .
LE PRÉSIDENT
Parlez , monsieur Simon ! . . .
SfMON.
Je vais piirler... je vaiis m'expliquer!... Ce que j'ai à dire. est horrible... mais on m'y force... et ))ien certainement.., ah! mou Dieu! je n'y suis plus... je ne sais comment rassembler mes idées...
TOUS
Eb bien?
SIMON
M'y voilà! j'y arrive, mon Dieu! encore faut-il donner le temp3 de se retourner !
BALTHAZAR
Lu cour n'a déjà eu que trop de patience pour des détails pour le moins inulîLes au fiind dt la cause.
inutiles, monsieur? cest vous qui jugez <îela' inutile! vous!! vous!
ïf «pjMocUr ïVuB |»as vers !<• Mcgo de fikrfrtiazar.
\Gm IV, «caiïfE IV. 915
N'approchez pas! n*approchez pas? Là loi yôus &it ua devoir de ne f>a8 franchir cette enoemte, et vous ne pouvez parler qtie du banc des avocats !
Simoo recule avec crainte. •— Baltliazar se tourne vers le président. Avec force.
— Je répète que de pjstreils dét^iU jne méritaient pas que l'on suspendjit la puWicité (JjelVudiwççJ ^^. J'ai cru d'abord qu'il s'agissait d'uuip révélation extraordinaire , une déposition : mi mouve^fi témoin à entendre. . .
SIMON , ciasp^rc.
Un témoin ! c^est lui qqi le demande j
Du moment qu'il ne is'a^it que d'un moyen de défense ordinaire, je requiers que le^ pprt^ mirent rouvertes et le public admis de pauv^ja^ aux tdé bats !
Le président fait signe aux huissiers de faire rouxrir les, portes.
Il a juré de .me pousser à bout ! . . . Voua le voulez ! n'est-ce pas ? vous le voulez ! c'est vous qui m'y forcez! Eh bien! oui ! il y a un témoin... un témoin qui a. vu le Ci'ime! qui a vu l'assassin! un témoin qui va le nommer. . . qui va déposer. . . et ce témoin. . . c'est vous !
BALTHAZAiR, se levant*
Moi!
TOUS, te levant.
Quedit-il?
Simon a remonté la acène jiM^n'aux degrés du tribunal. Il domine Bafthazar qui quitte fonsiëgc et recale devant lui jnsque sur Je devant de la scène auprèn du siège du greffier.
SIMOI*ï , le poursuivant.
Oui, vous! qui vous levez la nuit^ qui marchez endormi... vous qui allez dormir ..
Etendant les brat.
— Dormez t dormez !
Ah!
Il chancelle et tombe assît sur le siège du grefher ; ses yeuiL ae ferment ; son visage est calme et immobile. A par4ir de ce moment , tout le monde parle k demi-voix.
TOUS
Grand Dieu \ '
Tout le monde accourt autour de Balthazar.
^ LE PRESIDENT, se précipitant de son siège a travers la foule.
Ân^étez ! éloignez-vous ! éloignez-vous ! . . . quel événement . grand Dieu !
SIMON
Il dort!
Il dort?
LE PKESiDENT.
SIMON
Regardez!... Il va parler! il va justifier mon pauvre Claudét !