SCENE QUATRIEME
Les MèfHEA^ MARIANNE^ SIMON.
BALTHAZAR., a Marianne.
Je VOUS la confie J . . . veillez à ce qu'elle soit transportée chez elle! qu'elle neu sorte pas ! qu^elle m atloade i Préi^euez le mëdecin! une voilure! vite! vite! allez!
MARIANNE
Ah ! pauvre chère dame! que lui est-il donc arrivé?
Elle remporte , et son avec elle par le fond. ^
SIMON, arrivant.
Évanouie ! . . . et ce regard. . . cette pâleur ! . . .
L'HUISSIER, à Baltliazar.
La C)our demande si monsieur Tavocat-général est prêt à porter la parole.
BALTHAZAR , détournant les yeux de sa feihnie qai -disparaît
l»ar la gauche.
La parole? oui, monsieur... je suis à mon poste!... dites que j'attendais !
LMiuissier rentre dans la chambre des délibérations. SIMON.
Balthazar! Baltbazar ! je veux vous parler!!
BALTHAZAR , sans se retourner.
Ne m'approchez pas ! ne me touchez pas! je vous
31 â LE MONOMANE.
sentais venir derrière moi ! vos regards et vos mains me font mal !
SIMON. '
Mais pour vous , malheureux! il y va de votre honneur ... de votre existence . . .
BALTHAZAR
Je sais ce que vous voulez ! je lis dans votre pensée y comme à travers un cristal !.., sur votre tête. . • il y a une auréole de feu ! je la vois !.. je ne la crains pas !..
La coar et le public rentrent.
SIMON , cherchant.
Qu'est-ce qu'il dit ? qu'est-ce qu'il a , mon Dieu! . . et que s'est-il donc passé ! ... Et tout le monde qui rentre! que faire à présent? comment le décider à m' entendre !
T«ut le inonde est en place comme au débat de Pacte. LE PRÉSIDENT.
L'audience est reprise. La parole esta M. l'avocat-général .
SIMON , à ses avocats.
Il va parler! lui! après ce qu'il sait, ce qu'il a vu!
Balihazar se lève.
Permettez \ permettez ! . . tous les témoignages n^ont pas été entendus ! moi, d'ahord, je n'ai pas été interrogé.