‹ Le monomane, drame en cinq actesChapitre 12 sur 146 · ACTE I , SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE VI

CLÀUI^T, « BaUhazar.

Je Tai été.

LÉONTINË.

Grand Dieu ! . . .

SlMOIf.

Comment.?

— ^Un fou! une tête renversée! Wy faites pas attention ! ... Je suis sûr qu'il ne savait pas seulement de quoi il était question.

Vous avez juré solennellement de renverser le gouvernement de Louis XVIII?

Pure calomnie !

CLAUi)»T, a B«ltliajEar.

C'est vrai !

LÉONTJNE, a Simon.'

Pocteur ! il se perd !

SIMON

Et il ne me dit rien de tout cela ! .

A Bahhazar.

— Propos en Tair alors... des paroles que le vent emporte. . . mais il était incapable de se permettre la moindre démarche.

BÂLTHAZ AR , à GUudet.

Vous avez assisté, il y a un an, à la réunion

où furent arrêtées les bases du complot qui devait éclater à La Rochelle et à Saumur?

SIMON , regardant Glaudet.

Malheureux ! tu avais donc là des amis ?

A Baltbazar.

— Il avait là des apiis! il a été entraîné ... Cest une manie chez lui que de se compromettre pour les autres.

CLAUDET, paisant près de Baltfaazar. .

Laissez-moi répondre, mon oncle (i)! Qui, j*assîstais à cette réunion.... Je n'avais pris aucun engagement.... Inconnu , perdu dans la foule.... j'observais en silence Tattitude et le visage de ceux qui tour à tour émettaient leur opinion .... Il y en avait un surtout dont Taccent italien me frappa. .. 11 se donnait pour réfugié piémontais.... «Tai su depuis qu*il se nommait Patruccio

BALTHAZAR

Palruccio ! ^ :.

GLAUDET.

Je le vois encore... Le fi^ont aplati, le regard oblique, une physionomie basse et fausse.... Cet homme parlait tant qu'il me devint suspect. Il se retira, je le suivis. Il allait droit à la préfecture de police. Je revins alors prévenir mes amis , qui se séparèrent fort à propos, car, dix minutes après, la maison était environnée de troupes...

(1) Glaudet, Léontine, Simon, Balthazar.

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