ACTE 1, SCÈNE VI
BALTHAZAR
Non, docteur!... lui seul a lu dans ma pensée ; et s'il fouille au fbud de son oœur, s'il s'intei-roge lui-même avec bonne foi. . . il comprendra qu'il est une raison qui légitime la défiance et la froideur de mon accueil.
LÊONTINE. iioomiir-
Ah ! c'est impossible \
SIMON, le ripprochnni de CiBudet.
Comment?
CLAUPET, iraDbK.
Que veut-il dire?
BALTHAZAR
PouTCz-TOus affirmer que tous n'avez été conduit à Colmar que dans Tintërét de votre carrière et de votre profession?
Moi!
— Grand Dieu! soupçonnerait-il?...
BAtTBAZAH. '
Pourquoi ce voyage? Quel intérêt , quel espoir Tousa fait choisir cette ville,plutût que toute autre?
SIHON, viVfmcDt.
Il me l'a dit! Il savait que vous y étiez établi , ainsi que votre femme.
GI.AUDET» le fusant taire.
Mon oncle !
BALTHi^ZàH.
Mais ne saTait-îl pas aussi que de sourdes menées agitaient le département , que des rassemblemens avaient lieu. . . des menaces de guerre civile. . . et qu'un complot. . .
GLAUDET.
Un complot ! je respire !
Haut.
-^— Voilà une reconnaissance qui a tout Tair d'uU; interrogatoire!
Répondant aux regards «upplians de Léootine.
— Mais par égard pour des liens anciens et sacrés qu'il me serait plus douloureux que jamais de voir se briser , je répondrai à toutes les questions que Ton m'adressera. Autant s'expliquer franchement une fois pour toutes.
SIMON
C'est ça.... Que diable! de pareils soupçons nont pas le seos commun...; Et puisqu'il s'agit d'une simple explication —
Il passe cnire eux deux.
BALTHAZAR,àGlaudct.
Vous avez été carbonaro ?
SIMON
Lni? jamais! l...