ACTE V, SCÈNE V. MT
LÉONTINE , avec abanda».
Je sais que je t'aime* . . et que si, pour te rendre heureux, il fiatllait £adre le sacrifice de ma vie... eh bien! j'aurais ce courage-là... je mourrais atec joie!
BALTHAZAR , fitant ses ytni sof «il«.
Tu mourrais avec joie ! ! Ah ! !
Il la contemple un instant , et se dirige en silence yers la porte 4tt fond,
I/éOUTHIB.
Que desires-tu?
BALTHAZAR , fermant b porte do fond.
Je ne veux pas qu^on vienne nous interrompre. . .
Il revient du fond.
Tu mpurrais avec joie !
L'attiran* près de lui sur le a^fa. *
— Viens te mettre là ! plus près !».. La mort ! elle viendra un jour pour tousî... !Nous devons toju3 mourir , Léontine !
En pressant sainte dans $eê «ains , ses çheveoi se dëtont et tombent ei^ deux nattes. Il les prend , d^ud air sombre et préoccupe.
— De quoi parlions-nous ?
LÉONTINE
J'ai été bien bavarde., puisque je te Tai fait oublier... Tu voulais savoir si je n^avais rien remarqué en toi qui pût nous inquiéter sur ta santé I... Non... desmomens d'accablement, de faiblesse... voilà tout; jusqu'à celte nuit, cependant, où tu m'as bien effrayée.
BÂLTHAZAR , «^arrêtant.
Ah f celte nuit ! . :. qù'ai-je fait? -
La nuit vient. Le ihéâlfe s'obsrarétt.
LÉONTINE
Tu marchais... je t^appelais... tu ne répondais pas!... Et, tu sais ce cabinet, que Ton n'avait pas ouvert depuis long-temps... eh bien! tii y es entré... et cela m'a tant inquiétée, que ce matin ... tu ne m'en voudras pas? j'ai pris sur moi de faire disparaître tous ces flacons que je ne connais pas , mais dont la couleur seule et les noms m'épouvantent! Il n*y a plus rien!
BALTHAZAR , jouant tcnjours avec ses cheveux ei les nouant aatenr
de «on cou.
Et qu'ai-je fait encore ?
LÉONTINE
Tu as été au berceau de notre enfant... tu as entr 'ou vert les rideaux... ta main, sans doute, cherchait celle de notre petite Henriette... tu savais bien pourtant que je l'avais laissée près de ma mère.
BALTHAZAR , avec un mouvement de monomanir.
Mais toi! toi! je savais bien que tu^ étais là! Pourquoi ne suîs-je pas venu vers toi?
LÉONTINE
Tu es venu , mon ami. . . et dans un moment où je faisais un rêve bien terrible... On en voulait à ma vie. . . la mort était là !.. .