ACTE î , SCÈNE X
plus clair pour ça! Un i>âuvre homme qui envoyait tout ce qu'il gagnait à sa, fçpame ,e,t à»son enfant... et qui maintenant pleure et se lamente nuit et jour, en demandant à Dieu de lui faire rendre au moins les objets qui ont disparu. .. Cest une idée fixe... il en ^ la fièvre, le délire ! --^Cés diamans; ces papiers que j^ai yolés, dit-il , ils sont cachés ici! là! courez les chercher! Il nomme vingt endroits. . . on y va. : . et l'on rie trouvé rîfen ! — G'est-à-dîre qu'il y a un mystère là-dèssous... quelque chose, vois-tu , que îcié malheureux n*ose pas dî'ré par fausse crainte > sans dôûté, par ignorance.. . car je ne sais pas pourquoi j'ai le pressentiment que, s'il disait tout, Balthazar luU mêïiie'accorderait un sursis!..;. —
Eh bien!; il faut le fôrder de parler.
'•^SÎMON.
Je m V suis pris de foutes les manières. Dix foi^, dans sa prison, j'ai sué sang et eau. —r Bah! cçs paysans sont quelquefois inexplicables ! — Il restait muet', ouvrant de* grands yeux... età.moin$ d'être soraièrv,. ,
CLAUDET , i^veoMiit.^ ■
Sorcier, dites-vous? J'ai ce qu'il vous fkutT
SIMON
Qu'est-ce qui te prend?
56 LE NONOKANE.
GLAÇJDET , Uidi<|ua^l If porte de^umulie.
Notre somnambule!
SIUON , le retenant.
Malheareax! compromettre la destinsée d'mi homme!...
CLAUD^T
Je ne compromets rien! vous-même la jugez sai:^s ressources . • . aux grsmds maux les grafids remèdes . Quand les médecins désespèrent, ils laissefit la place 4ibre a^x empiriques et aux charlatans.
SIMON
Mais moi ! moi ! après jfxe^ mjE^l^e^rs. . . ti^ veux que je m'expose une seconde fois?...
CLAUDET
Vous avez du cœur, mon oncle ; et il est beau d'être martyr d'une vérité nouvelle ! Tous les grands hommes Tont été: pensez à Galilée, àChris^ lophe Colomb !
SIMON
Mais je nài jamais eu l'ambition du martyre!
Que diable! on ne peut p»s forcer quelqu'un d^êlie grand homme malgré lui !
CLAUDET
Enfin Toulez-vous le sauver?
AÇTB I, SGÈWE X.
yr
SIMON
Il n'y a pas de dauta.
CLAUDET
Vous consentez donc?
Du tout!