ACTE I , iSCÈNE XII
[ Tou) le monde es^ assis , excepté GUadet , qoi se^ tient debout devant la somnambale. — Musique sourde et fnëlancolique.
'* GLAUDET, à la somnambule.
Caroline , où ête^s-vous ?
LA SOMNAMBULE
Dans an cachot obscur... et humicle... J'ai froid !... Ah ! il y a là un homme pâle.t* les yeux hagards !... Il sourit tristement... il se frappe le front... il pleure !... Pauvre homme ! il n'a pas mangé son pain !.. . '
BALTHAZAR, k Simon.
Vous écQutez cela , docteur ? une leçon qu on lui a faite..- ' '
si^ojy.
Je vous jure... qu'il ny^^ q»a'uni<ïstaiil elle ignorait... j'en suis étourdi, ébahi !
LA SOMNAMBULE
Il se reproche d'avoir été si souveilt à la cour d'assises... oui , cela lui a été fatal!... Sa tête est pleine de meurtres et de vols... et il s'accuse luimême de tout ce qu'il a vu et entendu.
SIMON
Coàiiiijsnt? . '
il sirft a^ec-anufdië toiiiei ibi par6les de la fltemnambole ^ en se fevant
pr« a pf u.
LA SpMNAMBUt.B.
Il dît qu'il a volé... il dit qu'il a empoisonné...
W LE MONOl^ANE.
rïiàis 6e lï'e^t pas vrai... îl n*â rîeh fait de tout cela ! son cœur est pur ; c^est son esprit qui est égaré... il est fou !
SîMON , ne se contenant plast
Fou ! grand Dieu ! et c'est là sa folie ! J'en suis éht maintenant... il eèi innocent !.. je leguérii'ai!.. fen réponds ï
CLAUDET, le forçant k s'asseoir.
Contenez-vous , mon oàcle !
LA SOMNAMBULE
Ail ] c'est singulier !.. il n'y a plus personne dans le cachot! la porte est ouTerte..< îl est parti... on lui a donc fait grâce t Pauvre enfant ! on a r^adn ton père .à la liberté .: