‹ Le monomane, drame en cinq actesChapitre 55 sur 146 · ACTE ir, SCÈNB yi. 8T · texte numérisé non relu

ACTE ir, SCÈNB yi. 8T

autour de lui , que rien ne nécessite plus Tinteryention de son ministère , alors il retombe dans son épuisement et sa faiblesse... Tœil terne;*., la Yoix éteinte . . . voûté , chanoelant comme un vieil-^ lard!

CLAUDET.'

Lui!

LÉONTINE

Aujourd'hui... vous allez le voir... Vous ne le reconnaîtrez plus.'

CLAUDBT.

Il serait vrai ! Mon oncle , hier , m'avait parlé d'une maladie grave qu'il a faite au début de sa carrière... U le croit guéri !

LÉONTIKE.

Fasse le Ciel qu'il le soit réellement !

Mais ce danger qu^alors il a couru... mon oncle n*a pu me le dire. Quel était-il?

LÉONTINE

Hélas! je Tignore aussi. Deux personnes.seule-" mefit en ont eu le secret : son père et le médecin qui Ta soigné. Tous deux sont morts. 2^

GLAUDET.

Mais lui? Balthazar?

LÉONTIICE.

Il*ne croit pas avoir été malade!! Le seul souvenir qu*il ait conserve de cette époque fatale... c^est qu'il a passé toute une année dans une terre reculée du Berry , avec son père , qui reposait dans la même chambre que lui et ne le quittait pas d'un instant y entouré d'objets qui lui rappelaient sans cesse la vie pure et calme de ses premières années, les jeux de son enfance, et les soins, la tendresse angélique de sa bonne mère.... Mais il croit n'avoir éprouvé, pendant ce temps, aucune souffrance, aucun malaise.

Cela est étrange ! • • • Mais son père , au moins , a dû vous instruire...

LEONTINE.

Jamais! Quand son fils rappelait en sa présence ce voyage au Berry , le bon vieiUard levait sur lui un regard indéfinissable d'amour, de crainte et de douce pitié... ses yeux se remplissaient de larmes. Mais si je Tinterrôgeais , il ne me faisait que des réponses vagues qui ne m'instruisaient ni de la cause de son mal , ni des moyens que Ton avait enu||pyés pour le guérir. Il mourut; et mon mari^ qui jusque-là avait religieusement respecté ses ordres , rentra aussitôt dans le parquet, malgré mes larmes et mes prières ; car, je ne puis me le cacher ^

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