ACTE II , SCÈNE VI
cel état est au-dessus de ses forces; il l'ëpuise, le tue,..
Lui prenaatia main.
— Henri! je vous confie tous mes chagrins... J'ai senti que le seul mojen d'enchatner votre silence , c^étaitde vous tout dire.
Ah ! c'est mon mari ! c'est le père de mon enfant ! Vous vous êtes dévoué y vous aussi ! Jamais une plainte , un reproche ne s'est échappé de vo-tre bouche ! Vous disiez : « C'est pour elle ! » Et TOUS étiez fier, heureux d'assurer mon repos, mon avenir.... Quel droit aurais-je aujourd'hui d'être plus heureuse que vous j moi qui avais si souvent demandé à Dieu de partager votre sort, quel qu'il fût ? Eh bien , oui ! il m'a donné une destinée semblable à la vôtre... une destinée de sacrifice et de résignation.... Ne nous plaignons pas, mon ami , et si votre dévouement a été sincère , sachez comprendre et respecter le mien !
GLAUDET.
Ah ! je serais le dernier des misérables , indigne de vivre , indigne de vous avoir jamais aimée , si je trahissais la confiance que vous me témoignez. Mais, puisqu'il ne ferait pas le sacrifice de sa carrière, il est nécessaire de l'étudier, de le voir souvent, de vivre avec lui ! ... Ah ! ce n'est pas l'afFaire d'un jour.. . mais avec le temps, en nous entendant bien, nous en viendrons à bout. Songeons d'abord au plus pressé ! Voire frère ! . . . il ne faut pas qu'il
90 LE HOMOMÀNE.
reste un jour de plus en* France. «^ J'entâwis du bruit! quelqu'un se dirige de ce côté ! L'homme que vous attendez peut-être..^
Il v» à la porte de droite.
LEOIiTINE , 86 précipitant ^ Ift porte.
Non ! c'est mon mari ! c^est sa Toix ! . . . il est poursuivi... il a besoin de secours!...
BALTHAZAR , entrant.
Misérables ! arrêtez! que me voulez-vous? laissez-moi! laissez-moi!
Il va tomber a gauche sur une chaise. Il est pâle et accable. Léontlne est près de lui. Claadet est un pen en avant. Trois paysans entrent ; Simon , an milieu d^enx , les arrdto. — La nifH vient. Le tbë&tre commence à s^obscnrcir.