ACTE II, SCÈNE Xï
EMILE
Il est venu l Les régimens concentrés sur Colmar nous sont dévoués ! Celui qui tient la gatnison est rempli de nos amis ! Nous avons dépisté les craintes et les recherches du pouvoir... et cette nuit...
CLAUDET
Cette nuit?
EMILE
A deux heures , nous nous réunissons armés à une lieue de Colmar... nous arborons le drapeau tricolore , ^nous pénétrons dans la ville ! . . . uoe fois un point fixe assuré au parti, toutes les provinces se soulèvent!.,.
CLAUDET
Malheureux ! le drapeau tricolore... les armes à la main ! mais c^est la mort ! . . .
EMILE
Quand il s'agit du bonheur du pays et de sa liberté... il n'y a que les lâches qui la craignent !
CLAUDET
Ah ! la vôtre n'est passçuleen danger Et
votre sœur ! que devîendra-t-elle ? non , je Tai promis ! vous n'irez pas ! je m'attache à vous !!
EMILE
Monsieur!! vous augmentez mesjichagrins de
10^ LE MOBGMANE.
famille sans ébranler ma détermination. J*ai pro^ mis l mon honneur est engagé ! ... Je suis venu à vous sur la fol des dangers que vous avezpourus, croyant que vous seriez heureux de partager avec lious ceux que nous bravons aujourd'hui. Vous ne le pouvez pas.
S^eo allant.
— Je ne VOUS demande rien que le secret. . . Adieu !
CLABDEt.
Ah l VOUS êtes* un dogue et braye jeime homme ! vous tenez votre parole l du cœur ! c^est bien !l.. . puisque vous» ne poiurezt oédeK k meajprrères . ^^ G*e§/t mot qui tmis suivrai. . .
EMILE , joyeusement .
Victoire !.
CLAUDET , vivement.
Ah ! pour VOUS sauiveK, car vatre perte e&t inévitable !... et, une fois votre entreprise échouée , vous me laisserez tout prévoir, tout disposer pour votre fuite. «. je ne yoas quitterai qw^ qakMnà vous aurez passé là froi^ièr^*
EMILE , gaiement.
Tout ce que vous voudrez , pourvu que vous veniez avec nous î
CLAUDET, eiTte»dant du brurt.
Silence !
Emile se dispose a sortir.
— OCi vwis tn>«Verai-je? le lieu dé la réunion ?