SCÈNE DOUZIÈME
SIMON, arrivant par le fond; BALTHAZAR €t LË^H^TINE, descendait l'escalier; CliAUDET, allait aa-devantdeLéontine.
SIMOK*
A table ! à table ! voici le souper, et vive la joie !
A BaUhazar qai descend.
— ' Yous ne voulez pas faire d'abord un tour à la noce , n'est - ce pas ? car nous avons nue noce en bas y et c'est un bruit. ^. une gaieté !
BALTHAZâR» descendant Pescalier.
Non 9 docteur ! je ne me^ens pas disposé.. .
C'est ce que je disais l soupons d'abord. . . de bon vin vieux. . . un fromage à la crème etla chansonnette au dessert. . .
BALTHAZ AR , «'asseyant au coin da feu.
Non ! je n'ai pas faim ! je ne souperai pas !
SIMON , restant interdit devant lui.
Ah!!
GLAUDET, bas h Léontinc.
Il est venu lui-même , ici , tout à Theure ! . . .
LÉONTINE
Ciel!
A€TE II , SqÈNE Xll. 105
CLAUDET
Soyez sans inquiétude ! il retourne à Londres , il repasse lâ frontière !
LÉOîmNE, avec joie.
Il se pourrait ?
GLAUDBT.
Oui ! oui !
A part.
— Au fait! un peu pliis^tôt, un ^eu plus tard, ça ne peut pas lui manquer...
SIMON , l Léontine, regardant Balihazar.
Ah ça ! que diable est-il venu faire ici , alors ? N'importe ! à table !
A Mariaqne.
— Allons! '
Marianne et Pierre apportent le souper et le placent-sur la table.-^Tout
le monde s'assied.
A Claudet.
Voici un civet de lièvre auquel tu ne seras pas fâché de dire deux mots... sers de cette crème à Léontine. <.. mais d'abord, si nous buvions un coup de mon vieux jurançon ... il m*en reste encore. Tu vas m'en dire des nouvelles.
A Glandet , qui a bu.
— Hein ? ça chauffe , n*est-ce pas ? Encore. . .
Il loi verse.
— Qu*est-ce^que c'est donc qjue ça?
A Léontine.
«-^ Et VOUS aussi.
I) ti)i verse.
— Et moi !
Il «e verse, j
— £t tout le inonde ! ... Il faut se mettre en gaie té . • . ça vous ragaillardit;..
LÉONTÏNE, gaiement. ^ ;
Prenez garde, docteur, de conserver votre te te t .* .
SIMON , avec distraction.
Oui! je tiens à {a garder sur mes épaules r.. malgré tous les réquisitoires... hein? diable... oui...
Haut.
— • Eh bien ! une santé ! la santé de Baltbazar.
Se reprenant.
Qu'est-ce que je dis donc? comme s'il avait besoin de ça , lui qui se porte comme un Hercule !
Cherchant.
— La santé.., la...
Gravement.
— la santé du roi , belle dame ?
BALTHAZAR, fevlUeiavt va journal.
Si vous parlez toujours , docteur, je ne pourrai pas vous donner les nouvelleis. . .
LEONTINE, avec inquiétude.
Les nouvelles.? ■ ^ .
SIMON
Oui! bonne idée ! il faut se tenir au courant...