ACTE ni, SfiJiWE VIII
BALTHAZAR
Et par qui? comment? qu^attendez-TOus de moi? l'évasion d'un coupable?... voulez-voii s qu'on dise qu'il y a deux justices... pour les malheureux, hs bagnes, Téchafaud... et pour les gens riches, pour les fils de famille... pour nos iimis, nos parens... rimpuuité !... !Non, monsieur, non! Il nj a qu'une justice, une seule, la même pour tous.
CiuAUDET.
Ah ! c'est moi, cette nuit, qui me charge de tout ! . . seulement rétractez Toi'ijre que vpuç yeçez de donner..
BALTHAZAK.
Commept ?
CLAUDET
Rétractez cet ordre ! rétractez-le l
SALTHAZAK, triomphant.
U est dans la glacière ! j'en étais ^(ir ! E)t ils pie disant malade! non! j'ai 1^ coup d'oeil pi*ompt encore. . . Vesprit souple et exercé ! . .' .
Le bri{>[adier entr^ouvrAa porte de droite. Balthazar se précipite aa-devaot de lui.
— A la glacière y monsieur !
BaUhazar dit quelqqes qipts au bfigillier qui tort» LEOUTINC , avec force , à*G4aodet.
Ah ! je vais le nommer...
A Balthazar.
— Arrêtez...
Elle jette lei ycoi rar la grande fenêtre du fond. Une vohare i^y est arrêtée ; car le si^e de derrière est Emile enveloppé d''iine capote do domestique. Lëontine poniye on cri, U montre à Clandet et ton^ à genoux les mains iointcs.
— Cest lui î
GLAUDfiT.
Emile ! sous ces habits !
LÉONTINE
Il nous fâii signe ! il est sauvé !
CUiUDET, Toyani revenir Balihazar, à Lëontise.
Silence ! emmenez-le ! partez "vite !
BÀLTHAZAR , relevant Lëontine.
Je VOUS avais avertie... vous vous intéressez àtous les malheureux, et vos prières me fatiguent. .. elles me font mal !.. remettez^vous ! nUnsistez plus!..
LEONTITŒ , essuyant ses larmes.
Si je vous ai fait du mal , pardonnez-le-moi î je ne TOUS demanderai plus rien! mais je prierai Dieu y qui n'abandonne pas les malheureux .