‹ Le monomane, drame en cinq actesChapitre 96 sur 146 · SCENE DIXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DIXIEME

BALTHAZAH^ POPLIQUET, cnUfe Jërôme et un autre gcncUnnc.

POPLIQUET.

Mon magistrat, je yiens dénonce le meurtrier!

BALTHAZAR, atsîs.

Vous le connaissez ?

POPLIQUET.

Oh oui! que je le connais. .. Je viens en protester devant la justice et je ne suis pas fâché que ces messieurs soient ici prësens à la chose , mon magis • trat! j'étais ta faire ma ronde en bas de c'te croisée., via deux particuliers c[ui me tombent dedessus les épaules. . . je crie au voleur ! je veux courir après... 6rr ! ils étaient déjà au diable... mais tandis qu'ils couraient. J'ai zéu le temps dles reconnaître...

BALTHAZAR

Vous leê avez reconnus !

POPLIQUET.

Oui, monr juge.

Baissant la yoix.

— Y en a déjà qui disent que c't homme qu a été fait péi-ir zinhumainement c'est les libéraux fait le coup... les anciens... cmoi ! les hms V

Plus bas.

— Cest les gendarmes qu'a tout fait !

^ Qu4î ditesi-vo\is?

POPLIQUET.

Oui, mon juge, ausisi Vrai atie je suist'uu ntagîstFat zirrépi'ochable... c'est les gendarmes!'

BALTHAZAR

Mais quel indice avez- vous ?

POPLIQUET.

Une indice conaëquenle.

Il lire 4e d^sspm sa redin<{oitfî un çb^ipeau de gc^d^rme.

-^LavUa! .

BALTHASIAH.

Un des hommes que vous avez vus portait ce chapeau?

POPLIQUET.

J'en lève la main ! en courant, je l'ai vu tomber... c'est les gendarmes, mon juge !

BALTHAZAR , prenant le chapeau et le donnant a Jëjroroe.

' Défoncez la coiffe de ce chapeau!

POPLIQUET, 8c frottant les nuins.'^

Queu dégelée ! vont-ils être abîmée , ces conscrits de malheur !

La coiffe défoncée , des cocarde» incolores sortent du chapeau et toin- Wnt sur ta table

-" ACTE HI, SGÈNE X. 175

— Du tricolctt'e ! Dieu dé Dieii ! grand Napoléon ! céiaient les bons V un carnaval de déguisement, iq[Uoi ! J*ai zété vite... je ine surs t'euferré ! quoi que j Vas dire zaprésent ! . .

Il se promène , les mains derrière le ias, en freibMiaAt. BALTHAZAR.

Ce jei\ne homme en habit de gendarme quç Claude t a tenté de sauver... Le chapeau.., seul manquait au costumé. . . le brigadier Ta remarqué ! il sera donc ye^u cbeivk^r Clâifdet ici? Ils sei^nt descendus par la feùétne pour me pas éveiller tes soupçons... ce renseignement n est pa& sans iiilie>rét.

II fait si^ne ab gendarme de ramener Popliquei qui sVst éloigné en fre* donnant et en r^ardant de côté et d'^autre.-^. A Pt^pliquet.

-^ A quelle heure cçs deux Jeunes gens sônt-il^ descendus ?

90VLLQVKT, d'an air as^vré.

Ces dea^K jeu/uês gess ?

BALTHAZAR

Oui, les gendarmes que vous avez vus descendre.

POPLIQUET.

L' plus souvent ! j'ai pas vu de gendarme!

BALTHAZAR

Yoia}s n'avez pasvu ? ... il y eaav^iiiun mtffNNxiis. . . ceiui dont vous^avesjpmleohàpeMi.. . q«eUekeui:«e était-il ?

m LE MONOMÀNE.

'POPLIQUET.

Ah!... y a z'un chapeau?

Le regardant.

— J*c;pnaai6 pas !

BALTHAZAA.

Vous ne le connaissez pas ! vous venez de l'apporter à llnstant !

POPLIQUET.

l^oi ! j'ai zapporté ! Dieu de Dieu ! Je respecte mon juge... j'enlève la main! aussi vrai que j-'suis t'un magistrat.

BALTHAZAR

Ecoutez-inoi! vous avez été militaire. La vue de ces couleurs vous treuble peut-être et vous fait craindre de compromettre d'anciens camarades... m<ais la loi. vous fait un devoir de dire ce que vous avez vu... comme garde-champétre ^ yous êtes assermenté !

POPLIQUET.

JVous dis«.u. j'connais pas ! j'en lève la main!

BALTHAZAR

Très-bien !

Aux gendarmes.

-— Refenez-le au secret jusqu'à ce que le juge d'instruction procède à son interrogatoire et lut lise la peine contre les faux témoins.

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