UN ETUDIANT
L’antenne dégringole! Elle a dégringolé!
Télégraphes coupés, téléphones bouchés!
Le Parlement est mort, le Parlement se tait!
LES ÉTUDIANTS
La paix pourrit!
La guerre guérit !
Vive la guerre! A bas la paix!
Laissez-les donc entrer chez nous, ces chiens d’Autrichiens!
Ils devront épuiser leurs munitions
sur nos donjons et nos musées!
A moins qu’ils ne préfèrent se mettre à genoux, pour lécher la poussière de nos ancêtres !
Car ce sont des antiquaires et de tristes passéistes.
Nous balaierons ensuite, pêle-mêle, tous ces nouveaux soldats du Pape, avec le bric-à-brac
et les tronçons de nos statues...
Toute l’ordure et toute l’immondice qui salit l’Italie !