‹ Le monstre-alcool [microforme]Chapitre 12 sur 16 · ALCOOL BOURREAU ET ASS ASSIN · texte numérisé non relu

ALCOOL BOURREAU ET ASS ASSIN

Voulez-vous voir l’alcool à l’œuvre d’une manière plus odieuse encore et plus cruellement tyrannique ?... Pesez ce qui suit. :

La tubercuiose (consomption) tue, d’aprt: des statistiques incontestables, à peu près deux millions par année de jeunes gens et de jeunes filles dans le monde entier, c’est quelque cent mille dans chaque grand pays. Or la preuve est faite et reste incontestée et incontestable que plus de la moitié des cas de tuberculose sont dûs à l'alcool. Qu'on ajoute maintenant les pleuresies, fièvres, congestions, rendues mortelles par l’abus d’alcoo!.

Même ie fameux Dr Brouardel ne craint pas d'affirmer que les (2-3) deux tiers de cas de tuberculose sont directement impütables à l’alcool,

Me

Et des hommes, à qui il faudrait jeter à la face l’épithète de malfaiteurs, s’ilssavaient ce qu’ils disent et ce qu'ils font, oseront encore prétendre que l’alcool est inoffensif ?.... et que pour raison de commerce et autres il mérite d’être protégé.

C’est un non sens, c’est une divagation et une folie, une monstruosité!

Vous trouvez cette conclusion par trop forte ? Et bien voyons encore.

Il ya quelques années à peine (20 nov. 1907) un médecin célèbre des hôpitaux de Paris, faisait la communication suivante à l’Académie de médecine:

“D’après les constatations faites dans les hôpitaux, l’alcoolisme intervient dans un tiers de la mortalité générale. Il est la cause principale et unique dans le dixième des cas. Il est cause adjuvante dans deux autres dixièmes. Enfin chez les aliénés, il intervient dans la moitié des décès.”

“Dans certaines villes on a calculé que sur 10 convois funèbres qui passent, l’alcool compte 6 ou 7 victimes.”

“Souvent sur cinq cadavres qu’on a vussur les lits d’hpitaux, quatre étaient ceux d’hommes atteints d’alcoolisme chronique.”

“Sur 100individus qui viennent dans les hopitaux 80 sont tués par les spiritueux. C’est ce qui résulte des autopsies faites par les médecins.”

Le Dr St-Jacques, de Montréal, raconte le fait suivant: “Un honnêtecitoyen de Montréal prenait depuis un certain nombre d’années de 6 à 8 verres de boisson par jour. Comme il ne dépassait jamais la dose et qu’il ne s’enivrait pas, il avait malgré son intempérance, la bonne fortune de passer,

aux yeux du public, pour un homme rangé. Cependant, cet homme, au grand étonnement général, mourut alcoolisé et brûlé à l’âge de 34 ans seulement, après une très courte maladie.”

Si nous pouvions relever le cas de semblables morts dansle district des Trois-Rivières pour les derniers 12 mois, il y aurait de l’effarement en bien des milieux, pas un médecin de notre ville ne peut dementir cette affirmation.

Veut-on une autre bonne raison de la nécessité de la prohibition ? Lisons le chapitre suivant.

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