‹ Le Mont-Dore et les eaux minérales d'Auvergne [electronic resource]Chapitre 26 sur 160 · SITUATION ET ASPECT GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

SITUATION ET ASPECT GÉNÉRAL

CLERMONT-FERRAND

Situation et aspect général.

Clermont-Ferrand* , ch.-l. du départ, du Puy-de- Dôme, V. de 41,772 hab., est situé sur un monticule, au bord d'un vaste bassin semi- circulaire formé par les puys de l'Auvergne , et ouvert seulem.ent vers l'E. et le N.-E. , du côté de la plaine de la Limagne, qu'arrose FAUier. Au N., à l'O. et au S., au-dessus de coteaux ondulés couverts de la plus riche végétation, de villages et de maisons de campagne , se dressent les puys , superbes sommets volcaniques, aux flancs rougeâtres et à la cime dépouillée. Le puy de Dôme, si facile à reconnaître de loin par sa forme et par sa hauteur, occupe à peu près le milieu de cette demi-circonférence; le plateau de Gergovie en forme un des derniers sommets au S.-E.; Champturgue la ferme au N. Les prairies plantées d'arbres qui s'étendent au pied môme de la colline qu'elle occupe, entourent d'une ceinture de verdure la ville, qui, de cette belle et riante position , jouit d'une vue admirable sur les coteaux et les montagnes qui l'entourent et sur la Limagne , bornée à l'E. par la haute chaîne du Forez.

A l'époque de la conquête de la Gaule par les Romains, Glermont était déjà une des villes les plus importantes du pays. « On ne saurait, dit Savaron, si peu fouiller dans la terre que l'on ne trouve des

CLERMONT-FERRAND

antiques , des médaillons , des urnes , des inscriptions romaines et chrétiennes, des thermes, des aqueducs, des marbres et des poteries d'une merveilleuse rougeur et polissure , et autres monuments d'antiquité. » Clermont comprenait alors deux parties, la ville et la cité romaine. La ville, qui versle XI® s. se nommait encore wr6s Arverna (les monnaies de l'époque en font foi), occupait la partie inférieure E. et S. du monticule, c'est-à-dire l'espace compris aujourd'hui entre la place de Jaude et le cours du Sablon. La cité, défendue par des murs épais , élevés et flanqués d'un grand nom- 1 bre de tours , couronnait le sommet du même mon- ; ticule : au milieu de cette première forteresse s'é- 'i levait celle de Glarus-Mons. Les vieux murs romains ] qui entouraient encore Clermont en 1356 furent; démohs pour faire place à d'autres, percés de j douze portes , dont quatre principales ; il n'en reste | rien aujourd'hui, et nous renverrons à la cosmographie de Sébastien Munster ceux qui voudront se faire une idée de Clermont au moyen âge (la j, vue de la ville a été reproduite dans la statistique V monumentale du département du Puy-de-Dôme , | par M. J.-B. Bouillet).

Clermont , bâti en lave comme Riom et Montferrand , offre , au premier abord , un aspect sombre et triste; mais les nombreuses fontaines qui l'alimentent d'une eau fraîche et limpide, ses boulevards bien ombragés, et les perspectives variées, qu'elle présente de tous côtés, font de cette ville une des plus belles de la France. La capitale de l'Auvergne n'est pas une ville industrielle; cepen-. dant elle renferme des fabriques de pâtes d'Italie, de linge de table, des fonderies, tréfilerics, une sucrerie et des fabriques de fruits confits.

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