ASPECT GÉNÉRAL. — DIRECTION
Direction.
La gare est située à l'E. de la ville, à peu près à l'opposé de la place de Jaude, où se trouvent les principaux hôtels. En face de la gare, Vavenue de la Gare aboutit à la place Delille, ornée d'une fontaine.
Le boulevard du Grand-Séminaire, à g., aboutit au cours Sablon. Laissant à dr. la place Miche l-de-l'Hospital (du milieu de laquelle la rue Neuve-des-Carmes conduit à l'église Saint-Genès), on passe devant le Quartier- Général et la Gendarmerie, et l'on croise, à l'endroit même oii s'élève la célèbre fontaine de Jacques d'Amboise, Vavenue Centrale (qui conduit, à dr., à la rue du Marché-au-Blé, oii se trouve le lycée). Plus loin, on prend à dr. le boulevard du Taureau (à g., jardin Lecoq, bibliothèque et musée; à dr., place du Taureau et musée Lecoq), qui aboutit à l'obélisque Desaix.
A droite on voit s'ouvrir la large rue Ballainvillicrs; à g., Vavenue Vercingétorix (palais des Facultés, à g.) ; en face, le boulevard de la Pyramide (hôtel-Dieu, à g.), à l'extrémité duquel la rue de rHôtel-Dieu aboutit à la place des Petits-Arbres ^ d'où, par le boulevard de la Préfectitre (Préfecture à dr.) et la Mo7itée de Jaude, on atteint la vaste place de Jaude. A l'O.,, la rue Blatin conduit à Royat. Au N. la rue de l'Ecu (la rue des Gras^ à dr., conduit à la cathédrale, au théâtre et dans la haute ville), prolongée par la rue Saint-Louis, aboutit à la place du Poids-de-Ville, où se trouve le bureau de poste (la rue Sainte-Claire, au N., conduit à l'église Saint-Eutrope et à la fontaine incrustante de Saint- Alyre).
La place du Poids-de-Ville, à dr,, touche à la place Saint-Hérem, d'où l'on peut monter à dr. à l'hôtel de ville et au palais de justice, et à laquelle font suite la place de la Poterne et la longue place d'Espagne (à dr., la rue 'Notre- Dame-du-Port conduit à l'église du même nom), en 'contre-haut sur la rue Montlosier. A l'extrémité de la place d'Espagne, se trouve la place Delille (F. ci-dessous). La rwe des Jacobins, qui se détache à l'E. de la place Delille, laisse à dr. l'église Sainte-Marie de la Visitation, et va se terminer au champ de manoeuvres, bordé par l'église des Carmes-Déchaux.
CLERMONT-FERRAND
Histoire.
La ville de Clermont-Ferranddoit son origine au bourg celtique de Nemetum, dans lequel Auguste transplanta les habitants de Gergovie, que Vercingetorix avait réussi à défendre contre César. Les faveurs accordées à ce bourg par le premier empereur romain lui firent donner le nom Augustonemetum, qu'il garda jusqu'à la fin du iv^ s. Son temple de Vasso ou Mercure gaulois passait alors pour le plus beau monument de la contrée ; il était orné de la statue en bronze doré de ce dieu, œuvre du sculpteur grec Zénodore. Augustonemetum avait de plus un capitole, un forum, des decemvirs, des sénateurs et des lois particulières. Vers l'an 250, saint Austremoine y apporta le christianisme. Renversé deux fois par les Vandales, Clermont fit partie, au s., du royaume des Visigoths, puis, après la défaite d'Alainc par les Francs, d'un comté dépendant de l'Aquitaine. Du viii" au x"^ s., les Sarrasins, Pépin le Bref, les Normands, le ravagèrent et l'incendièrent plusieurs fois. En 1096, le
f)ape Urbain II y tint un concile célèbre, où fut décidée a première croisade. A partir de 1155, l'Auvergne ayant été divisée en deux parties (le Comté,, domaine de la branche cadette, et le Dauphiné, domaine de la branche aînée) , Clermont appartint par moitié à chacune de ces divisions.
Pendant le reste du moyen âg'e, l'histoire de Clermont ne comprend que des querelles intestines entre les bourgeois et leurs seigneurs; cette ville eut seulement à se défendre contre les Anglais, en 1358.
Le Dauphiné d'Auvergne appartint successivement à la lamille de Montpensier-Bourbon et à celle de la Tourd' Auvergne, qui le céda à Catherine de Médicis. Charles d'Angoulême, fils naturel de Charles IX, et Louis XIII en furent apanagistes. Louis XIII ordonna la réunion de Montferrand à Clermont; mais cette réunion n'eut lieu qu'en 1731. En 1665, il se tint à Clermont une Cour de justice, nommée les Grands Jours ^ dont Fléchier s'est fait l'historien, et qui avait pour objet de réprimer et de punir les crimes sans nombre commis dans la province. Douze mille plaintes furent portées devant ce tribunal extraordinaire ; et, pendant six mois, la Cour eut à prononcer sur les entreprises les plus coupables et les oJus