ÉDIFICES RELIGIEUX
sont faiblement éclairées par des vitraux en grisaille, composés de petits médaillons autour desquels circule un lacis de feuillage. Ces vitraux.
Intérieur de Notre-Dame du Port.
exécutés à Sèvres, font honneur à l'artiste qui a su comprendre le style général de l'égiise. Les deux escaliers étroits qui s'ouvrent à. dr. et à g. du
CLERMONT-FERRAND
chœur donnent accès dans la crypte, dont la voûte est soutenue par de grosses colonnes. De nombreuses plaques commémoratives en marbre blanc couvrent les murs de cette chapelle souterraine, qui renfermait une madone miraculeuse en bois noir d'une haute antiquité, objet de nombreux pèlerinages.
La porte primitive et principale de la basilique est percée au S. de la nef. Son linteau présente en bas-reliefs le Baptême du Christ et V Adoration des Mages. Deux séraphins, au tympan, accompagnent le Sauveur triomphant. Sur les jambages sont appliquées les statues de deux Apôtres, plus anciennes; les sujets sculptés au-dessus du cintre sont V Annonciation et la Nativité.
Les murs terminaux des croisillons sont décorés de marqueterie ; ce genre d'ornementation est très-abondant à l'extérieur de l'abside et de ses quatre chapelles rayonnantes, où l'on remarque, en outre, des modillons richement ouvragés et des colonnes tenant lieu de contre-forts. La tour centrale, moderne, s'élève au milieu d'un massif barlong, qui couvre la coupole et les demi-berceaux qui viennent la contre-bouter.
Notre-Dame du Port, dont le plan offre une si grande ressemblance avec celui de Saint-Paul d'Issoire , est, comme cette dernière église et celles de Brioude et Saint-Nectaire, le type complet de l'architecture romane dite auvergnate.
La cathédrale (mon. hist.), sous l'invocation de Notre-Dame, fut reconstruite entièrement par Jean Deschamps {Joannes a Campis), qui y est enterré avec sa femme. C'est Hugues de la Tour, soixantesixième évêque, qui en jeta les fondements en 1248, avant son départ pour les Croisades. En 1346, lors
Cathédrale de Clermont-Fei^rand,
cl?:rmont-ferrand.
de sa consécration, elle n'élait pas encore achevée. La première travée de la nef et la travée des tours, ainsi que la grande façade, dans le style du xni« s., ont été terminées en 1881 d'après les plans conçus par l'architecte Viollet-le-Duc, qui en a dirigé en majeur partie l'exécution. Les flèches atteignent une hauteur de quatre-vingts mètres. Les masures, qui déparaient l'extérieur de la cathédrale, ont été rasées. Ce monument, qui comprenait, avant les récents travaux d'achèvement, une travée profonde entre les murs de l'O., restes d'une construction romane altérée à diverses époques , possède aujourd'hui une nef de sept travées, avec bascôtés doubles et chapelles, et un transsept, dont les murs terminaux forment de belles façades flanquées de clochers : le plus élevé (à g. du portail septentrional), appelé tourelle de la Bayette (tour du Guet), est surmonté d'un canipanile en fer, de la Renaissance, privé d'une partie de ses ornements et renfermant une cloche qui sert de timbre à l'horloge. A l'extérieur on remarque : les arcs-boutants du chœur (xin^ s.), doubles en élévation; ceux de la nef, un peu moins anciens et surmontés d'une arcature à jour; les réseaux des fenêtres supérieures ; les deux portails latéraux et leurs roses rayonnantes. Sur la pointe du comble de l'abside, une statue de la Vierge en cuivre repoussé, exécutée par M. Jœgger, a remplacé la statue de Notre-Dame du Retour, objet d'une profonde vénération, et détruite à l'époque révolutionnaire. La longueur totale de la cathédrale, entièrement bâtie en lave de Volvic, est de 94 mèt., sa largeur de 41 mèt.
La voûte centrale, haute de 28 mèt. 70 cent., repose sur des piliers hardis. A la base des grandes