LES SOURCES
2° Les sources César et Caroline naissent au fond d'un puits protégé par un petit bâtiment de construction romaine ; elles bouillonnent avec bruit et se déversent dans les réservoirs du Pavillon. Elles produisent un fort dégagement de calorique, qui augmente lorsque la pression atmosphérique diminue. Limpides, incolores, inodores, à saveur piquante légèrement salée, lixivielle, ces sources dégagent aussi du gaz avec plus de bruit que la précédente. Leur température, comme celle de la source la Madeleine, est de 45°, et leur débit de 120,900 litres.
3° La source du Pavillon, appelée aussi Grand bain ou bain Saint- Jean , située à 20 pas de celle de César, était reçue dans un bassin de construction romaine recouvert par les dalles du Pavillon. Les eaux qui se rassemblent dans son bassin ont l'aspect louche et se couvrent, dit M. Rotureau, de gouttes huileuses s'étendant peu à peu et formant une couche mince et irisée ; ces eaux, inodores, ont une saveur ferrugineuse et lixivielle. Leur température moyenne est de 44°, et- leur débit de 18,720 litres.
4°. La source Ramond doit son nom au préfet qui créa l'établissement thermal en 1806. Elle est. reçue dans un puits qui remonte à l'époque de la domination romaine. C'est la source la plus ferrugineuse du Mont-Dore. Sa température est de 42° et son débit de 18,720 litres.
0° La source Rigny, voisine de la précédente doit, comme elle, son nom à un préfet du département qui succéda à M. Ramond. Elle jaillit aussi dans un puits romain. Cette source, ainsi que la source Ramond, est trouble, sans odeur, à saveur ferrugineuse, et dégage quelques bulles de gaz. Sa
température est de 43°, et son débit de 17,280 litres.
6° La source Boyer « a été désencombrée en 1833, en môme temps qu'un petit puits romain qui la recevait. Les eaux de cette source ont été dirigées dans une cave de l'hospice, pour remplissage des bouteilles destinées à être transportées. 11 existe une communication évidente entre la source Boyer et la fontaine de la Madeleine ». {D' Chabory- Bertrand.) Sa température est de 45°, et son débit de 28,800 litres.
7° La source Pigeon, dans le bâtiment de la pompe à vapeur qui sert à élever l'eau dans les réservoirs, communique probablement, comme la précédente, avec la Madeleine. Sa température est de 45°, son débit de 21,600 litres.
8° La. source Sainte-Marguerite, dont l'eau, gazeuse, très agréable, se trouve sur la table de la plupart des hôtels du Mont-Dore, sert à la préparation des bains tempérés de la grande salle; cette eau est un peu trouble, inodore, à saveur acidulé et piquante avec arrière-goût amer, dégage beaucoup de gaz, et donne naissance à des conferves. Sa température est de 12°, son débit de 14,000 litres.
Les eaux du Mont-Dore sont thermales ou froides, bicarbonatées mixtes, arsenicales, ou ferrugineuses bicarbonatées. Plusieurs analyses en ont été faites.
L'analyse de M. J. Lefort est la plus récente. MM. Chevalier et Gobley, en 1848, avaient déjà analysé ces eaux, dans lesquelles M. Bertrand fils, en 1850, constata la présence de l'arsenic. Plus tard, en 1851 , l'illustre Thenard, amené par sa santé au Mont-Dore, fut frappé de l'actio énergique de ses