‹ Le Mont-Dore et les eaux minérales d'Auvergne [electronic resource]Chapitre 56 sur 160 · SOURCES THERMALES · texte numérisé non relu

SOURCES THERMALES

eaux; y soupçonnant la présence de l'arsenic, il constata, à la suite d'une analyse, que chaque litre d'eau contient 0°, 001 25, c'est-à-dire plus d'un milligramme d'arsenic à l'état d'arséniate de soude.

Action physiologique et thérapeutique. — Ces eaux, exci tantes, toniques et reconstituantes, agissent particulièrement sur la peau et sur la muqueuse des voies aériennes. En boisson, elles sont généralement bien supportées, et, dans le cas contraire, l'estomac s'y accoutume bientôt; souvent l'embarras gastrique et la diarrhée surviennent vers le cinquième jour, des éruptions furonculeuser^ ou autres se montrent quelquefois, mais ces troubles cèdent aux moyens appropriés, et la tolérance s'établit jusqu'au moment de la saturation. Pendant le traitement, l'appétit est augmenté et la constipation est constante chez la plupart des malades. Les bains, et surtout les bains chauds du Pavillon, qui sont considérés comme le moyen le plus actif et que l'on prend en général trèscourts, déterminent une congestion rapide vers la poitrine, la tète et les téguments, puis une diaphorèse énergique; les douches agissent comme résolutif ou comme révulsif; enfin les bains de pieds chauds sont donnés comme révulsifs. Ce traitement réussit parfaitement au Mont-Dore, entre les mains de médecins expérimentés, qui savent l'appliquer suivant les indications propres aux différents malades.

Ce sont les affections des voies respiratoires que les médecins pratiquant au Mont-Dore considèrent comme l'indication spéciale à cette station. Le catarrhe bronchique, les laryngites et surtout la laryngite granuleuse, le coryza chronique, l'asthme, l'emphysème pulmonaire, enfin la phthisie, sont les maladies que l'on y traite en plus grand nombre. La plupart des auteurs qui ont écrit sur le Mont-Dore rapportent des observations de phthisies guéries par ses eaux. Sans discuter les faits énoncés et des témoignages respectables, on se demande si [es diathèses herpétique, rhumatismale ou scrofuleuse ae sont pas ici plus en jeu que la diathèse tuberculeuse? Pour l'asthme et les laryngites, on n'en saurait douter; g:uant à la phthisie, peut-être, ici comme à Saint-Honoré ît ailleurs, les malades doivent-ils un amendement, plus DIT mxoins notable dans leur état, à la guérison de sym-

ptômes secondaires tels que le catarrhe et la congestion pulmonaire. Ce qui n'est pas contestable, c'est que des tuberculeux au premier et au second degré trouvent au Mont-Dore un soulagement très -grand et un temps d'arrêt dans leur maladie, sinon la guérison.

Les rhumatisants, chez qui l'érëthisme n'est pas trèsdéveloppé, peuvent aussi recourir à ces eaux avec la presque-certitude d'excellents résultats. De même que le catarrhe bronchique, le catarrhe utérin guérit très-bien au Mont-Dore, et l'on pourrait encore y adresser les scrofuleux, si l'établissement de la Bovirboule n'était pas tout près de là.

Les eaux de la source Bertraud et de quelques autres se transportent. [Les Bains d'Europe, par Ad. Jo.-vnne et le Dr A. Le Pileuu.)

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