‹ Le Mont-Dore et les eaux minérales d'Auvergne [electronic resource]Chapitre 66 sur 160 · LE PUY-GROS — LA BANNE D'ORDENCHE · texte numérisé non relu

LE PUY-GROS — LA BANNE D'ORDENCHE

De la Bourboule au sommet du puy Gros, 8 kil. — Du puy Gros à la Banne d'Ordenche, 2 kil. 200 mèt. — Retour à la Bourboule par le village de Lusclade, la grang-e des Planches, 5 kil. 250 mèt. Total, 16 kil. 230 m.

L'ascension du puy Gros, qui peut se faire aussi du Mont-Dore, puisque son sommet n'est guère qu'à 6 kil. de cette localité, peut également s'effectuer de la Bourboule; il ne faut pas plus de temps par cette voie que par l'autre, et l'excursion n'est pas plus pénible. On s'y rend du Mont-Dore par la route départementale n° 2, qui conduit à la Bourboule. Après avoir traversé le ruisseau qui vient du lac de Guéry, on prend à dr., au lieu dit Pont-du-Marais, le chemin qui conduit aux hameaux de Légal et de Chez- Tamboine.

Si l'on part de la Bourboule, on suit la route du Mont-Dore jusqu'au chemin de Légal, on atteint Chez-Tamboine, d'où un beau sentier mène au sommet du puy en contournant d'abord la montagne vers l'E. ; mais, l'ascension de ce côté n'étant pas praticable, le sentier revient vers le N., et atteint le sommet, d'où l'on domine toute la vallée du Mont- Dore. On voit à g. les puys de Frigoux, de Mône et du Barbier, qui dominent le puy Gros (1 ,482 mèt.), et, plus près, à dr., la Banne d'Ordenche (1,517 mèt.), à. laquelle on arrive en traversant des plateaux détrempés par les eaux et après avoir franchi quelques ravines. Cette dernière crête est la plus élevée de cette portion de la chaîne; elle s'incline vers le S. et, par une petite pente douce et continue, va jusqu'à la Queuille. Elle est brusquement terminée au N. par une muraille de basalte. La forme

SAINT-NECTAIRE

étrange qu'affecte sa cime, assez semblable à une corne, lui a valu le nom de banne, traduction patoise de ce mot. — On revient à la Bourboule en suivant, à l'E., un sentier à peine tracé qui longe le flanc S. de la montagne. On traverse le village de la Gacherie et bientôt celui de Liisclade^ qui touche presque à la route départementale n° 2, par laquelle on rentre à la Bourboule.

SAINT-NECTAIRE

1'' De Clermont à Saint-Nectaire par Issoire, 61 kil.

Pour les services de voitures, t. Issoire à VIndex alphabétique.

47 kil. de Clermont à Champeix, par Issoire (y. p. 100 à i06).

47 kil. Champeix* (1,701 hab.), ch.-l. de cant., dans une position très- pittoresque au fond d'un étroit vallon, arrosé par la Couze du lac Chambon, possède : une église romane, les ruines d'un château fort, détruit par ordre de Richelieu et remarquable par la solidité des murailles; et un pont ancien sur la Couze.

Une centaine de mèt. après être sorti de Champeix, on rencontre à dr. le chemin du ham. de Saint-Julien, puis plusieurs moulins sur la Couze, dont on longe la rive g., et au-dessus de laquelle s'élèvent des coteaux peu boisés, pour la plupart couverts de vignobles.

30 kil. Montaigut-le-Blanc (1,231 hab.), bâti eu

CIIAMPEIX. — MONTAIGUT. 175

atiipliilhéâtre, au pied du 'puy de la Rodde (734 mèt.), surmonté d'un château ruiné au-dessous duquel s'élève une église romane. Montaigut possède une source minérale. A 3 kil., près de Chazons, se trouve un dolmen. La terre de Montaigut a donné son nom

Champeix.

à une famille célèbre au moyen âge; elle appartient, depuis 1735, à la famille de Laizer de Brion.

En sortant de Montaigut, on laisse à g. l'ancienne route de Besse; la vallée de la Couze, déjà fort étroite, se rétrécit davantage, et, 1 kil. plus loin, semble se terminer au pied d'une montagne cou-

s A.INT-NECTAIRE.

verte de pins ; mais , près d'un moulin , elle tourne brusquement à dr. et se transforme en une gorge étroite et pittoresque. Bientôt on rencontre un pont, à l'embouchure d'un tributaire de la Couze qui vient des Ariiats , non loin du puy d'Ollaix, et ' roule au fond d'un vallon sauvage. La route tourne à g., dominée par la tour de Mont-Eognon, qui servait autrefois d'observatoire , et laisse à dr. un chemin qui conduit à (1 kil.) Grandeyrolles (141 liab. ; source minérale); puis, inclinant à dr., elle con- ' tourne le rocher qui porte la tour, entre deux coteaux dont l'un, celui de g., est très-boisé, tandis que celui de dr. est hérissé de rochers volcaniques. Bientôt on atteint un deuxième pont, jeté sur la rivière pour la nouvelle route de Besse, et, le laissant à g., on continue de remonter le vallon dont on ne peut se lasser d'admirer les sauvages beautés. 1,500 mèt. au-delà, le vallon s'élargit, et du milieu de la verdure émerge l'église de Verrières, assise sur un rocher qui se dresse à pic sur le bord de la Couze.

55 kil. Verrières (148 hab.), sur la rive dr., qu'un pont d'origine romaine relie à l'autre rive. Près du pont se dresse la Roche longue, curiosité naturelle peu connue : c'est une scorie haute de 30 à 35 mèt., dressée au bord du torrent, et si mince, si poreuse, d'aspect si fragile, qu'elle semble prête à tomber en poussière. A côté de l'église de Ver- \ rières, on remarque une tour carrée, dernier reste de l'ancien château.

Après Verrières , la vallée s'élargit : devant soi se dresse le puy d'Êraigne (895 mèt.); au milieu, dans ' le lointain, la roche Romaine et à g. le puy de Canche (903 mèt.).

57 kil, Saillans, ham. ainsi nommé d'une cascade haute de 7 mèt., formée par la Couze.

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