‹ Le Mont-St. Michel au péril de la merChapitre 28 sur 61 · I.i: ('IIATKI.KT · texte numérisé non relu

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La Caie. Plan ilt- MloI.-is de I-'er en 170'.

grèves avec son iloinestiquo. Le Mo'queiir, se portant derrière lui, le tua « d"un coup de pistolet donné dans la leste ». Le sieur de Qiiérolent fut enterré dans la chapelle Saint-Roch derrière le grand-autel, auprès de son frère Henri. îl laissait un lils âgé de trois mois, Pierre, qui devint conseiller au parlement de Hretagne. Le meurtrier se retira en secret chez une iiersonne de qualité, connue pour être l'ennemie du gouverneur; il lui coinlamné par contumace à èlre roué et placé en effigie sur la porte de la ville. Sept ans après, on

l'arrêta à Paris; il fut amené à Coulances et exécuté, le (! juillet iGOfi. Quant à la mar- (piise. sans doute prise de repentir, elle entra en religion chez les Feuillantines de Toulouse et institua la congrégation des Filles du Calvaire, placée sous lesauspices de la règle bénédictine.

Au commencement du xvir siècle, le lieutenant était Gabriel du Puy, cpie le mi empêcha de gêner les religieux pour la question des portes et cpii exécuta divers ouvrages militaires. Suivant une chrouicpie. « il fit faire, eu ayant la conmiission des deniers royaux, la tour sur laquelle est à présent (1647) le moulin à vent, appelée de son nom La Gabrielle », ainsi que « le boulevard à l'entrée de la ville avec le corps de garde, et, comme on le peut conjecturer, il bâtit cette petite maison ruynée à présent (Ki'iT), sittuée sur le rocher, audessus dudit corps de garde, pour mettre les chiens et dogues d'Angleterre pour garder la ville «. On doit encore à du Puy « les cinq pièces de canon et fauconnaux qui sdhI sur li' rocher au ilessoubs de la tour Perrine et sur la tour appelée Claudine, du costé du septi^ntrion, deux desquelles pièces sont assez notables; le tout de plusieurs autres canons et coleuvrines jadis qu'avoient faict faire des abbez de ce monastère à leurs frais, lesquels ledit du Puy fit fondre et remettre en Testât (pr'on les voit à présent ». I^e chroniqueur ajoute qu'il « fit mettre un porc-épic aux unes et une salamandre aux autres, avec ses armes et plaça les diux jilacques de bronze et de cuyvre qui se voient à la tour Gabrielle et à la porte du boulevard avec deux salamandres et les anu(>s de la i-'rance ». Mais, à en juger par les détails empruntés aux annales Monloises, il parait probable

LE CHATELET

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que certaines de ces choses remontent à l'époque de Louis XII et François !«'', dont le porc-épic et la salamandre sont précisément les emblèmes.

Le gouvernement de la place fut confié à Pierre de La Luzerne, sieur de Brévent ou Brévant, qui conserva le poste jusqu'à sa mort, en 1626. Pierre fut inhumé en la chapelle Notre-Dame, derrière le chœur de l'église. Le roi donna ce poste au lils du défunt. Richard de Brévent. qui vint en prendre possession au mois de mai. Entre temps, la forteresse rivale du Mont subit le sort de> vaincus. A la suite d'une enquête , Louis XIII commanda au sieur de Montgomery de quitter le château de Pontorson. « ce qu'il avait fait la veille » Jde la sommation. L'ordre du roi portait que le château serait rasé et la commission en fut confiée à l'écuyerQuetil, sieur de Pont-Hébert, et à l'écuyer Jean Fortin, sieur de Lyvernière, tous deux d'Avranches ; en conséquence, ils firent venir des gens des « paroisses circonvoysines pour travailler aux démolitions ». Le gouverneur Richard de la Luzerne , mourut le l" août 16?>(i c au regret de tous », et fut enterré dans la chapelle de Xotre-L)aiTie du Circuit. La famille fit placer sur la paroi les armoiries dans « une ceinture de dueil ». ou litre, « ce ({u'on souffrit pour lors, de crainte de noise avec ses parents », mais deux ans après, on les ôta par la raison (jue le défunt n'avait pas droit à ce privilège.

Au mois de septembre, Louis Xlll donna le gouvernement à Henri de Bricciueville, marquis de La Luzerne et d'Amanville, qui guerroyait en vue de chasser les Espagnols de la Picardie. Le gouverneur prit possession le 28 dudit mois par son père, qui installa le sieur du Laurier comme lieutenant. Lui-même vint au Mont le 18 janvier suivant et fut reçu par le prieur, qui fit « une petite exhortation, » et par les moines en corps. Henri demeura quelques jours, durant lesquels il se rendit compte de la place, porta à dixsept le nombre des soldats, qui était de neuf, et confirma le lieute-

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